vendredi 14 décembre 2012

ARCHE DE ZOE


Arche de Zoé : un nouveau procès
2 ans ferme requis contre les dirigeants de l'association


Emilie Lelouch et Eric Breteau lors de leur procès au Tchad - Reuters
2 ans ferme requis contre les dirigeants de l'association

Toujours en Afrique du sud, les deux principaux protagonistes de l'affaire n'étaient pas présents pour entendre le lourd réquisitoire à leur encontre. Mardi 11 décembre, la procureur de Paris a requis contre eux trois ans de prison, dont un avec sursis et un mandat d'arrêt contre Eric Breteau et Emilie Lelouche.
La magistrate a qualifié les initiateurs de l'opération de "pompiers pyromanes", "épris de solutions miracle".
Pour les quatre autres prévenus, présents à l'audience, des peines allant de huit à dix-huit mois de prison avec sursis ont été requises.
La procureur a également demandé la dissolution de l'association et une amende de 700 000 euros.

Les deux principaux protagonistes absents

Lundi 3 décembre, jour d'ouverture du procès, Eric Breteau et Emilie Lelouch, les deux principaux accusés, ne se sont pas présentés à l'audience, à Paris.
Une absence vivement critiquée par certains avocats des parties civiles. L'un d'eux a indiqué que ses clients étaient "choqués" que les deux responsables de l'association se croient "au-dessus des lois". Un autre a indiqué ne pas comprendre "comment le procès peut se tenir sans eux", jugeant "indispensable" d'utiliser "tous les moyens" pour que le couple vienne comparaître.
Après une courte pause, le tribunal a toutefois décidé de ne pas prendre de mesures pour forcer Eric Breteau et Emilie Lelouch, qui vivent en Afrique du sud, à regagner Paris.

Un procès, cinq ans après

Cinq ans après les faits, ils sont six membres de l'Arche de Zoé à être toujours poursuivis par la justice française.
Accusés d’avoir voulu à embarquer 103 prétendus orphelins du Darfour, ils ont été condamnés puis graciés par le Tchad pour enlèvement d'enfant. En France, ils doivent notamment répondre d’aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers.
Humanitaires au grand cœur ? Trafiquants d'enfants ? Idéalistes jusqu'au-boutistes ? Retour sur cette affaire qui avait défrayé la chronique…


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