Ce pionnier du journalisme sportif à la télévision s’est éteint à 77 ans.
Il promettait toujours une deuxième manche de slalom «de derrière les fagots». Vivant dans cette attente fébrile et anxieuse, les téléspectateurs expédiaient le repas de midi avec un coup de fourchette plein d’entrain. Pionnier du commentaire sportif de ski à la TSR, Christian Bonardelli a littéralement fait entrer par effraction dans les foyers romands, par petit écran interposé, une multitude de champions, de Willy Favre et Fernande Bochatay à Lise-Marie Morerod et Roland Collombin en passant par les frères Dätwyler. Son timbre de voix, son enthousiasme inaltérable et son ton enjoué resteront gravés dans les mémoires.
Mardi, Christian Bonardelli s’est éteint dans sa 77e année au terme d’une longue maladie qu’il a endurée avec courage et lucidité. A la mort de son père Humbert-Louis, en 1977, il dirigea La Semaine Sportive jusqu’en 1984 et son rachat par le groupe Sonor. L’automobilisme, le cyclisme, le hockey sur glace et le football retinrent aussi l’attention journalistique de cet amateur de jazz. Retraite venue, il partagea son temps entre la Floride, Majorque et Genève. A l’occasion des mondiaux de Val d’Isère, gageons qu’ils seront nombreux, devant leur poste télé, à avoir une pensée émue pour Christian Bonardelli.
Christian Bonardelli, sur le plateau des actualités sportives en 1959.© TSR


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