lundi 4 février 2013

MAIS ALORS ... DOMINIQUE, NIQUE-NIQUE


DSK : le cauchemar américain

Samedi 14 mai, midi. Dans une chambre du luxueux Sofitel de New York, DSK aurait agressé sexuellement une femme de chambre. Le dérapage de trop.
L’air aussi sombre que son pardessus, Dominique Strauss-Kahn sort du commissariat, menottes aux poignets. Une image inconcevable quelques jours plus tôt. Aujourd’hui, celui que certains imaginaient déjà président de la République française est traité comme un simple criminel. Depuis le 15 mai, le directeur du FMI (Fonds monétaire international), 62 ans, est accusé « d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration » par une femme de chambre d’un hôtel new-yorkais.
Samedi 14 mai, à 16 h 40 (22 h 40, heure française) DSK est interpellé par deux agents de l’autorité portuaire de New York et du New Jersey, à l’aéroport JFK, dix minutes avant le décollage de son avion. Le potentiel candidat aux primaires socialistes a déjà pris place en première classe dans un vol Air France pour Paris. Quelques heures plus tôt, une femme de ménage du Sofitel l’a accusé d’agression sexuelle. Arrivé la veille pour raisons privées, DSK a ses habitudes dans ce luxueux établissement situé près de Times Square mais au look frenchy : des tours Eiffel décorent les ascenseurs et de nombreux membres du staff parlent français. Était-ce le cas d’Ophelia, l’accusatrice « une trentenaire très jolie avec de gros seins et de belles fesses », selon Sony, chauffeur de taxi et ami des voituriers ? Vers midi (18 heures, heure française), l’employée aurait frappé à la porte de la suite 2 806, à 3 000 dollars la nuit. N’obtenant pas de réponse, elle serait entrée pour y faire le ménage, selon la politique de l’hôtel : c’est-à-dire avec la porte ouverte. DSK serait sorti nu de la salle de bains et l’aurait poussée dans la chambre en fermant la porte à clé. La jeune femme se serait débattue, il l’aurait ensuite entraînée dans la salle de bains où il aurait essayé de lui retirer son uniforme, jupe beige et tablier noir, et forcée à lui faire deux fellations. Il aurait également tenté de la sodomiser. Elle se serait alors échappée avant de tout raconter à ses collègues. Le personnel a immédiatement appelé le 911, les secours d’urgence.
Lorsque la police arrive sur les lieux, DSK est déjà parti. En effet, il est attendu le lendemain à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Selon certains témoins, il aurait fui « précipitamment » en oubliant un de ses sept téléphones portables. D’autres sources affirment que son départ s’est fait dans le calme. Il aurait pris le temps de payer sa chambre, d’aller déjeuner avec sa fille Camille puis, en chemin pour son vol prévu de longue date, aurait fait appeler l’hôtel afin de récupérer son portable. Pendant ce temps, Ophelia a été admise aux urgences de l’hôpital Roosevelt pour y faire soigner des blessures mineures. Après avoir été appréhendé à l’aéroport, l’ex-ministre de l’Économie a été emmené dans un commissariat de Harlem, dans l’unité spéciale des victimes affectée aux crimes sexuels. Vers 18 h 30 (minuit et demie, heure française), le New York Post révèle l’affaire, rapidement confirmée par le New York Times. C’est un coup de tonnerre international.

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