samedi 29 juin 2013

DÎNER A LA FERME 2013


Le tournage d'"Un dîner à la ferme" a commencé par le Val-de-Ruz



Le réalisateur Mauro Losa (à gauche) et l’équipe de tournage de la RTS ont débarqué chez l’éleveur de cailles vaudruzien Serge Weibel (à droite).Crédit: RICHARD LEUENBERGER

Le tournage de la quatrième saison d’«Un dîner à la ferme» a débuté lundi au Val-de-Ruz. La RTS a filmé l'éleveur de cailles Serge Weibel pendant cinq jours dans sa ferme, aux Vieux-Prés. Les amateurs de bonne chair et d'espaces champêtres découvriront les aventures des sept agriculteurs cet été.

L’équipe de tournage a débarqué lundi chez l’éleveur de cailles Serge Weibel. Le quinquagénaire a ouvert les portes de sa maison pendant une semaine. Micros, caméras et autres projecteurs ont envahi son exploitation perdue sur les hauteurs du Val-de-Ruz. Seule ombre au tableau: une météo maussade et des talus de neige noircis pas encore fondus.

«Je rêvais de participer à ‘Un dîner à la ferme’. J’adore les émissions de cuisine», confie Serge Weibel. Cette quatrième édition de téléréalité culinaire devrait combler les amateurs de bonne chair et d’espaces champêtres.
L’éleveur de cailles est le premier des sept participants à faire goûter ses spécialités et à présenter sa région.



Famille Weibel, du Val-de-Ruz

Serge ouvre cette nouvelle saison du Dîner à la ferme 2013. Ce coturniculteur de 56 ans est tombé dans le monde de la volaille un peu par hasard. Il découvre les oeufs de caille durant un apéro chez des amis. Depuis lors, Serge s'est lancé dans l'élevage de ces charmants volatiles. Fin gourmet, il aime cuisiner aigre-doux et n'hésite d'ailleurs pas à investir la cuisine pour le plus grand bonheur de sa femme Eva.












Serge et sa famille


Serge et Eva filent le parfait amour depuis l'an 2000. Ils partagent leur vie entre le travail et leurs nombreux animaux. Chevaux, porcs, canards, oies, pigeons, perruches, chiens, chats, leur maison est une véritable arche de Noé. Un monde plein de vie auquel viennent encore s'ajouter des 20 chiens en pension. Parfois jusqu'à 20!
Serge a connu un parcours sans ligne droite. Chauffeur routier de nombreuses années, il se tourne vers la conciergerie. Durant cette période, un ami lui fait découvrir les oeufs de cailles durant un apéritif. Une découverte qui ne laissera pas notre homme indifférent. Il se rend à Sainte-Croix, achète une vingtaine de cailles et lance son élevage.


Candidat du dîner à la ferme, Serge Weibel n'élèvera plus de cailles.


Dès le 31 juillet, Serge Weibel cesse son activité d'éleveur de cailles, mais continuera de vendre des oeufs importés de France.
N'étant pas aux normes exigées par le Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires, il explique: "Je n'ai pas les moyens financiers pour modifier mes cages. Je refuse de me mettre aux normes, d'autant, que mes bêtes sont très bien ainsi. Ce sont des cailles domestiquées et non sauvages, ce qui change la donne." Une partie de ses cailles font leur ponte dans des cages interdites en Suisse. L'éleveur ajoute: "Je ne veux plus me battre."


Famille Oester de Grandval

Au tour de Stéphane de recevoir ses invités à la ferme. Avec sa double casquette de paysan boucher, notre jeune agriculteur de 28 ans aime se lancer des défis. Il reçoit ses convives dans un lieu pour le moins original, le Banneret Wisard, une bâtisse du 16ème siècle dont la cuisine est utilisée comme fumoir. Il mitonnera tous ses plats au feu de bois!









Stéphane et sa famille

Stéphane avec sa femme Esther et sa fille Emma
A seulement 28 ans, Stéphane, père d'une petite Emma de trois ans, est déjà à la tête d'une petite entreprise de trois employés. Il gère une boucherie de campagne avec sa femme Esther et travaille dans l'exploitation agricole de son père. Il élève une cinquantaine de vaches pour leur viande et parallèlement engraisse des porcs pour sa boucherie.
Pour son dîner, le jeune bernois a choisi un lieu surprenant pour recevoir ses invités, le fumoir du Banneret Wisard. Cette maison, utilisée comme fumoir, était encore habitée jusqu'en 1983. Propriété d'une fondation, de nombreuses manifestations s'y déroulent au court de l'année. Mais c'est surtout là que Stéphane fume ses produits de boucherie.
L'exploitation de la famille Oester.
Chez les Oester, l'élevage est une affaire de famille. Stéphane grandit dans l'exploitation laitière de Christian et Madeleine, ses parents. Il suit une formation de boucher qu'il termine en l'an 2000. Mais il veut suivre toute la chaîne de production. Il poursuit ses études et obtient son CFC de paysan en 2007. Fort de ces deux formations, il transforme l'exploitation familiale. Il abandonne la production de lait pour se tourner vers la viande. Il élève une quarantaine de Simmental et engraisse des porcs qu'il transforme ensuite dans son laboratoire.


Famille Fleury-Monnat d'Alle en Ajoie

Pour ce troisième épisode du dîner à la ferme, les candidats se rendent chez Monique en Ajoie. Pour épater ses convives, cette mère de cinq enfants a choisi des recettes familiales, typiques de sa région. Elle peut compter sur des produits maisons. La famille exploite la vigne et élève des porcs et des agneaux.











Monique et sa famille

Monique et sa grande famille
 Monique est, avec son mari Didier, à la tête d'une grande exploitation viticole et d'élevage. Ils peuvent compter sur leurs cinq enfants qui suivent les traces de leurs parents. Monique leur a inculqué le goût de la nature et le sens des responsabilités en leur confiant, à tous, des animaux dès leur plus jeune âge. Les convives de Monique vont ainsi croiser tout genre de bêtes à poil et à plumes dans le jardin familial.
A la maison, c'est Monique qui cuisine. Elle aime les recettes familiales, typiques de sa région ajoulote. Pour son menu, elle ne dérogera pas à la règle et mettra en avant la qualité des produits de son exploitation.

L'exploitation de la famille
L'exploitation de Monique est diversifiée.  Avec 7 hectares de vignes, ils produisent environ 35'000 bouteilles de vin par an. S'y ajoutent 1'200 litres de damassine et encore de l'alcool de poire, de coing et de mirabelle.  Mais la famille n'est pas disciple que de Bacchus. L'élevage compte pour une bonne part dans leur activité, avec un cheptel de 140 brebis et 130 porcs, vendus aux restaurateurs et aux particuliers de la région ou encore transformés par Daniel, l'aîné de la famille, dans sa boucherie.


Famille Zufferey, Val d'Anniviers

Père de deux enfants, Olivier joue la carte de la tradition régionale et reçoit ses convives au Mayen. Un défi supplémentaire pour ce jeune éleveur de vaches de la race d'Hérens qui va concocter ses plats dans une cuisine rudimentaire aménagée pour l'événement.












Olivier et sa famille

Olivier entouré de ses parents, de sa femme Caroline et de ses deux filles Eleanor et Louane [RTS]
Olivier et sa femme Caroline dirigent une petite exploitation d'une quinzaine de vache d'Hérens, cette race emblématique du Valais. Menuisier-charpentier de formation, Olivier confesse avoir toujours aimé le travail d'élevage et les vaches d'Hérens. Ses grands-parents en élevaient, tout comme son oncle Marc qui lui a passé le virus. Pour son dîner, il reçoit ses convives dans son mayen, à côté de son exploitation. Et là, pas de grande cuisine aménagée. Il concoctera ses plats sur deux réchauds à gaz installés pour l'occasion. Cette prise de risque sera-t-elle payante?

L'exploitation de la famille Zufferey
L'exploitation d'Olivier compte une quinzaine de vaches laitières. Chaque année, naissent six à sept veaux qui sont élevés pour leur viande. Les 66'000 litres de lait annuel partent pour la fromagerie d'Anniviers où ils sont transformés principalement en fromage à raclette. L'éleveur valaisan peut compter sur l'aide de sa femme Caroline. La jeune femme ne se destinait pas à ce travail. Originaire de Belgique, elle ne connaissait rien au travail de la ferme. Mais aujourd'hui, elle participe sans peine aux tâches journalières.



Myriam Hurni de Romont dans la Glâne

Pour cette cinquième étape, nos convives se rendent chez Myriam dans la Glâne. Cette éleveuse de vaches laitières et mère de deux enfants aime cuisiner. C'est tout naturellement qu'elle a souhaité relever le défi du Dîner à la ferme.












Myriam et sa famille

Aide-familiale de formation, Myriam mène actuellement son brevet de paysanne. Cette nouvelle passion, elle la partage avec son mari Manuel, forestier bûcheron et agriculteur. Mais si elle aime son métier, Myriam aime aussi mitonner de bons petits plats. Il suffit de se rendre chez elle et de voir sa cuisine pour en être convaincu. Elle en a choisit chaque élément. Mère d'Elsa, 4 ans et de Dom, 3 ans, c'est elle qui cuisine à la maison. Et pas besoin de se rendre souvent dans les commerces. On trouve presque tout à la ferme.


L'exploitation de la famille Hurni

Avec une vingtaine de vaches laitières, l'exploitation de Myriam et Manuel, son mari, produit 80'000 litres de lait par an. Il est aujourd'hui transformé à l'extérieur. Mais cela pourrait changer. Le jeune couple a le projet de monter une laiterie à la ferme. En plus des vaches, ils possèdent encore deux chèvres, des chats, des poules et... des abeilles. Le beau-père de Myriam s'est pris de passion pour les pollinisatrices.



Famille Jomini du Lavaux

Pour cette sixième étape, nos convives se rendent chez Constant, dans le Lavaux. C'est dans un cadre splendide que notre vigneron de Chexbres déploiera ses talents de cuisinier pour épater ses convives. Pour les surprendre, et après cinq repas à base de viande, il décide de cuisiner du poisson. Ce choix sera-t-il payant?










La famille de Constant

Constant et sa femme Sophie ont deux enfants, Guillaume et Benjamin. Ce dernier, à 14 ans, marche déjà sur les traces de son père et se destine aussi au travail de la vigne. Il faut dire que chez les Jomini, la vigne est une histoire de famille. Le grand-père de Constant était vigneron-tacheron. Une voie suivit par son fils Jean-Louis, qui a développé le domaine, puis par son petit-fils Constant qui s'attelle à diversifier la gamme des cépages et des vins.
Chez les Jomini, habituellement, c'est madame qui cuisine. Mais Constant aime les bonnes choses et ne se décourage pas facilement. C'est avec un grand soin du détail qu'il concocte son menu. Le dessert est un clin-d'oeil à ses origines payernoises. Le vin vient de ses caves. Et le menu se basera sur les poissons du lac Léman.

L'exploitation Jomini
Avec près de 8 hectares de vignes, partagés en plusieurs parcelles, Constant peut travailler avec plusieurs cépages selon les différentes qualités de sol. Chasselas, pinot noir, gamay, Gamaret, Garanoir et Merlot permettent au vigneron de proposer de multiples assemblages. Aimant relever les défis, ce viticulteur de Lavaux s'est lancé dans une nouvelle production. Il élève du vin en amphore, un procédé ancien, utilisé de nos jours de manière confidentielle. Un breuvage à découvrir l'année prochaine. Car le vin est aussi une question de patience.



Famille Gfeller du Val-de-Travers

Pour cette septième et dernière étape, nos convives se rendent chez Suzanne, dans le Val-de-Travers. Elle peut compter sur le soutient de son mari Jean-Pierre et de ses trois filles. Sera-t-elle avantagée par sa position d'ultime hôtesse?












Suzanne et sa famille

Suzanne est mère de trois filles, Sophie, Loraine et Lucie qui sont encore toutes en formation. Mais cela ne les empêche pas d'aider à la ferme.  Fille et petite-fille de paysan, Suzanne se lance avec son mari Jean-Pierre dans l'agriculture malgré une formation de vendeuse.
L'exploitation de la famille Gfeller

Suzanne et son mari sont à la tête d'une exploitation de vaches laitières sur la commune des Bayards. Le lait de leurs 20 bêtes, des Montbéliardes, sert à la production de Gruyère AOC. Les naissances de quelques veaux leur permettent aussi de produire un peu de viande chaque année. En plus de son travail à la ferme, Suzanne s'occupe du potager familial dont les produits suffisent à nourrir toute la famille.

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