Le concept : Pékin Express : La route des grands fauves
“Pékin Express”, le grand jeu d’aventure de M6, va emmener 10 équipes de concurrents à la découverte du continent africain, sur “la route des grands fauves”. Des pyramides égyptiennes aux petits villages du Nil, des rives du lac Victoria au Kenya à celles de l’océan Indien, des villages Massaï tanzaniens aux sommets du Kilimandjaro, de la savane où vivent en totale liberté les grands fauves aux trésors de Zanzibar, des danseurs zoulous aux rugbymen dieux du stade, des mines d’or d’Afrique du Sud aux plages de Cape town… Les candidats vont découvrir l’Égypte, le Kenya, la Tanzanie, le Lesotho et l’Afrique du Sud…
Les concurrents vont très certainement vivre la saison la plus dépaysante et éprouvante de “Pékin Express”. Ils découvriront des paysages et des peuples incroyables mais aussi feront face à des conditions extrêmes et passeront par tous les états. Ils vont s’émerveiller, partager, s’aider, rêver… mais aussi souffrir, se décourager, avoir peur, résister, lutter, se confronter les uns aux autres…
À chaque étape de leur périple, les concurrents iront à la rencontre des habitants de chaque ville et chaque village qu’ils traverseront et solliciteront leur générosité pour se déplacer et se loger car ils ne disposeront toujours que d’un euro par jour et par personne. Dans chaque épisode, la dernière équipe qui franchira la ligne d’arrivée de l’étape sera susceptible d’être éliminée. Au bout de cette aventure, seules 2 équipes participeront à la grande finale à Cape Town et tenteront de remporter les 100 000 euros mis en jeu.
L'interview de Stéphane Rotenberg
Connaissiez-vous déjà ces pays ?
Je connaissais déjà un peu l’Afrique du Sud. J’y suis allé il y a 20 ans à la fin de l’apartheid mais j’ai découvert l’Égypte, le Kenya et la Tanzanie pour la première fois, comme les candidats. J’ai été ébloui par la beauté des paysages, touché par le sourire des gens et émerveillé par la faune de la savane.
Quelle image va-t-on avoir de l’Afrique?
Je pense qu’il s’agit du continent que nous connaissons le moins bien. Son image est parfois réduite à celle d’enfants soldats ou d’horreurs sanitaires. Bien sûr, il s’agit d’une dure réalité mais l’Afrique ne peut être résumée qu’à cela. Dans “Pékin Express”, vous verrez des paysages magnifiques qui laissent rêveur et des locaux souriants qui nous ont fait partager leur joie de vivre. Les candidats ont été émerveillés et touchés par ces rencontres. Je pense que les téléspectateurs le ressentiront dans les images.
Vous avez rencontré des difficultés en Égypte. Pouvez-vous nous en parler ? Qu’en est-il du reste du parcours ?
Nous sommes arrivés et repartis avant les insurrections mais des tensions étaient déjà palpables. Par sécurité ou plutôt par peur des caméras européennes, les autorités nous ont demandé de ne pas rester dormir chez l’habitant. Le porteà- porte n’étant pas remis en question, les candidats ont quand même pu aller à la rencontre des Égyptiens afin de partager des soirées et des moments de vie chez eux. L’important n’est pas forcement de dormir sur place mais de créer des échanges entre les candidats et les habitants, et c’était bien le cas ! Pour le reste du parcours nous n’avons pas eu de problème. Nous avons enchaîné comme prévu avec le Kenya, la Tanzanie et l’Afrique du Sud.
Outre la destination, quelles sont les nouveautés de cette édition ?
Les candidats connaissent de mieux en mieux le programme alors, dans le but de les surprendre et de surprendre les téléspectateurs, nous avons intégré de nouvelles règles comme celles du dossard vert, des équipes groupées et aussi des équipes séparées. Cette dernière nouveauté va apporter son lot de situations cocasses car les candidats se sentent vite perdus sans leur moitié.
Pouvez-vous nous parler de ce casting voulu moins sportif et plus touchant ?
Les candidats, âgés de 19 à 62 ans, appartiennent à des milieux sociaux différents. Cette année, deux équipes de candidats qui ne se connaissent pas et un couple de divorcés ont été sélectionnés. Certains ont peu voyagé ou même jamais voyagé jusqu’à présent. Contrairement à l’an dernier notamment, les candidats n’ont pas de capacités physiques hors normes. Ce ne sont clairement pas de grands sportifs… De manière générale, ils ont participé à “Pékin Express” davantage pour l’aventure que pour la compétition. Vous verrez que chacun a une vraie fantaisie, beaucoup d’humour et parle très peu anglais… Cette édition de “Pékin Express” qui va montrer une Afrique différente, va aussi profiter d’un casting solidaire, convivial et bon esprit.
LES PARTICIPANTS A L'AVENTURE DE PEKIN EXPRESS 2011
Des candidats moins sportifs, des concurrents plus solidaires…
Pour renforcer des liens ou en créer de nouveaux, pour se dépasser ou montrer aux autres ce dont ils sont capables, pour voyager ou faire des rencontres, pour gagner ou juste participer, les motivations des candidats pour participer à “Pékin Express” sont toutes différentes…
Cette année, les concurrents ont la particularité d’être moins sportifs que les années précédentes. Mais ils parient sur d’autres qualités pour espérer rejoindre Cape Town : l’humour, la convivialité, la solidarité.
Découvrez leur profil !
Les retraités ambitieux
Marseille - Bouches du Rhône
Luc - 60 ans, retraité
Clémence - 62 ans, retraitée
Luc et Clémence sont amoureux depuis 34 ans ! Ils s’épaulent, s’encouragent et se réconfortent sans répit. Toniques et parfois incisifs, ils font toujours bloc face aux autres.
Ils ont déjà voyagé aux quatre coins du monde (Vietnam, États- Unis, Sénégal, Panama…) et ont osé poser leur candidature quand ils ont vu Solange et Hervé dans “Pékin Express, la route du bout du monde”.
Luc est un vrai compétiteur mais derrières les apparences se cache un coeur tendre.
Clémence est dynamique et franche. Retraitée, elle est restée très active. Elle dirige son couple tout en voulant toujours mettre son mari en avant.
Enjeu : Prouver que des seniors peuvent remporter “Pékin Express”.
Les demi-sœurs au grand cœur
Amiens - Somme
Laetitia - 32 ans, intérimaire
Dianeba - 25 ans, en recherche d’emploi
Laetitia et Dianéba sont originaires du Sénégal par leur père. Pour elles, les liens du sang sont plus forts que tout. Élevées ensemble, elles peuvent compter l’une sur l’autre. “Pékin Express” est leur premier voyage.
Laetitia est une jeune maman célibataire. Dynamique et têtue, elle est très fière d’être l’aînée d’une fratrie de 7 enfants.
Dianéba aime faire rire. Célibataire et “girly”, elle espère prendre enfin confiance en elle grâce à l’aventure “Pékin express”.
Enjeu : Voyager pour la première fois ensemble.
Les frères survoltés
Pasilleul - Belgique
Ludovic - 29 ans, représentant en outillage
Samuel - 31 ans, entrepreneur en maçonnerie
Ludovic et Samuel sont des frères fusionnels. Ils sont aussi amis et ont habité ensemble pendant deux ans. Ces deux jeunes belges sont joyeux et sympathiques.
Fonceur et très sportif, Ludovic est un compétiteur né. Ses deux angoisses : perdre et ne pas avoir assez à manger !
Samuel est entrepreneur en maçonnerie. Il vit seul mais a une fille de 9 ans. Plus posé que son frère, il avoue être de nature stressée et a peur de prendre des risques. Il veut faire “Pékin Express” pour arriver à gérer son stress et prendre plus facilement des décisions.
Enjeu : Partager une aventure hors normes entre frères.
Les bourgeois décalés
Pau - Pyrénées atlantiques
Jean-Pierre - 43 ans, décorateur d’intérieur
François - 38 ans, commerçant
Jean-Pierre et François sont amis depuis 11 ans. Ils travaillent dans la même rue et passent tous leurs étés à faire la fête à Saint- Tropez. Ils adorent le contact, sont connus dans toute la ville et organisent souvent des dîners ou des soirées chez l’un et l’autre.
François tient une boutique de produits à base d’huile d’olive. Baroudeur, il aime les voyages et c’est un vrai compétiteur. Jeune papa, pour lui la famille est une priorité.
Jean-Pierre est un vrai personnage. Décorateur d’intérieur, il fait très attention à son apparence et se dit snob. Il rêve de partir car il n’a jamais voyagé : sa femme, claustrophobe, ne peut pas prendre l’avion !
Enjeu : Vont-ils supporter l’aventure ?
Le couple divorcé...
Pierre - 39 ans, agent immobilier
Isabelle - 37 ans, gérante d’une agence immobilière
Pierre et Isabelle sont divorcés. Après des années de conflits, ils partagent aujourd’hui une grande complicité et une véritable affection. Ils travaillent toujours ensemble, se voient le week-end et partent en vacances pour profiter ensemble de leur fille, Lucie, 9 ans.
Dans “Pékin Express”, Pierre sera les jambes et Isabelle la tête. Pierre est dynamique et direct. Charmeur et sportif, il adore voyager et se lancer de nouveaux défis.
Isabelle est une femme de caractère qui gère l’agence immobilière du couple. Elle s’est d’ailleurs imposée dans le binôme que Pierre voulait former avec quelqu’un d’autre pour participer à “Pékin Express” !
Enjeu : Prouver qu’on peut divorcer mais rester amis.
Les inconnus célibataires
Ingrid, 27 ans, commerciale. Angers - Maine et Loire
Nicolas, 30 ans, graphiste. Lille - Nord
Ingrid est commerciale mais rêve de devenir hôtesse de l’air. Cette jolie jeune femme, fraîche et ingénue, est toujours célibataire et n’a vécu que des histoires chaotiques.
Graphiste, Nicolas passe sa vie devant les écrans d’ordinateurs. Timide et célibataire, il rougit très facilement et rêve de rencontrer l’amour.
La mère et la fille fusionnelles
Aumes - Hérault
Julie - 19 ans, étudiante
Nathalie - 44 ans, cadre dans la fonction publique
Julie et Nathalie sont mère et fille.
Nathalie a 44 ans. Très présente, elle s’occupe de tout et de tout le monde. Entre le travail, le sport et les enfants, cette working-girl n’attend qu’une chose : partir pour ne s’occuper que d’elle et de sa fille.
Julie est issue du premier mariage de Nathalie. Aujourd’hui, elle vit avec ses demi-soeurs, sa mère et son beau-père. À 19 ans, elle est passionnée par les chevaux et va quitter le domicile de ses parents pour aller faire ses études de vétérinaire. Elle dit ellemême qu’elle n’a jamais dû faire face à un quelconque problème puisque c’est sa mère qui a toujours tout fait pour elle. “Pékin Express” est pour elle le moyen de s’affirmer et de montrer à sa mère qu’elle peut être autonome.
Enjeu : Préparer au mieux le départ de Julie du cocon familiale.
Les inconnus opposés
Denis, 54 ans, cuisinier. Vittel - Vosges
César, 48 ans, agent de sécurité. Neuvic - Dordogne
Denis est un vrai personnage. Issu d’une famille modeste, ce cuisinier s’est fait tout seul. Ce vosgien se définit comme “mi-homme mi-sapin”, ce qui ne l’empêche pas de prendre soin de lui. Direct et naïf, il ne réfléchit pas toujours assez avant de parler. Il rêve de faire “Pékin Express” pour revenir aux vraies valeurs.
César, videur de boîte de nuit, a monté sa société de gardiennage. Dans son métier, ce qu’il aime avant tout c’est de discuter avec des jeunes en difficultés “et de les remettre dans le droit chemin”. Vrai maîtreà- penser, il place les valeurs du travail et du partage au-dessus de tout. Passionné d’arts martiaux, ce barracuda d’1m78 pour plus de 100 kilos se définit comme un “tigre” qui aime tout diriger. César a créé une association avant le séisme à Haïti baptisé “main tendue pour Haïti” qu’il aimerait développer s’il gagne “Pékin Express”.
Les jeunes mariés
Argenteuil - Val d’Oise
Karim - 28 ans, vendeur de prêt-à-porter
Leïla - 27 ans, éducatrice spécialisée
Karim et Leïla sont mariés depuis 1 an et veulent tester leur amour à l’épreuve de “Pékin Express”.
Karim est responsable d’une boutique de vêtements de luxe que tient son frère. C’est un grand sportif et un joueur de poker qui aime la compétition et la victoire. Très amoureux de Leïla, il ferait tout pour elle. Fan de “Pékin Express” depuis des années, Karim a même rêvé des “papys corses” la veille de son départ !
Leïla est éducatrice spécialisée pour les adolescents en difficulté. Elle a un tempérament bien trempé mais elle est aussi d’une grande sensibilité. Elle ne fait pas de sport et préfère de loin le shopping…
Enjeu : Un bébé après Pékin Express ?
Un drôle de couple
Saint-Nicolas - Belgique
Damien - 49 ans, ouvrier en usine
Noëlla - 48 ans, hôtesse de caisse
Damien et Noëlla se connaissent depuis l’âge de 15 ans. Depuis ce coup de foudre, ils sont toujours fous amoureux. Mariés depuis 27 ans, ils ont 3 garçons.
D’origine italienne, Damien est protecteur et très amoureux de sa femme qu’il admire pour sa détermination.
Noëlla est un vrai personnage. Elle parle fort avec un accent belge très marqué et n’a peur de rien ! Elle aime faire la fête, faire du sport et prendre soin d’elle. Elle aime par dessus tout plaire à son mari qu’elle aime comme au premier jour.
Enjeu : Vivre un second voyage noce.
La carte des étapes
Les étapes de "Pékin Express, la route des grands fauves"
Étape 1 : Gizeh-Port Saïd (Égypte)
Étape 2 : Port Saïd-Meidum (Égypte)
Étape 3 : Lac Victoria-Nakuru (Kenya)
Étape 4 : Nakuru-Nairobi (Kenya)
Étape 5 : Nairobi-Mombassa (Kenya)
Étape 6 : Kilimandjaro-Same (Tanzanie)
Étape 7 : Same-Dar es Salam (Tanzanie)
Étape 8 : Zanzibar (Tanzanie)
Étape 9 : Johannesburg-Newcastle (Afrique du Sud)
Étape 10 : Newcastle-Clarens (Afrique du Sud)
Étape 11 : Butha Buthe-Maseru (Lesotho)
Étape 12 : Cape town (Afrique du Sud)
Quelques chiffres
“Pékin Express, la route des grands fauves” en quelques chiffres :
- 5 pays traversés , dont l’île de Zanzibar et le royaume du Lesotho
- 10 000 kilomètres parcourus
- 45 jours de tournage
- 2 000 heures de rushes
- 60 jours de repérage
- 140 personnes sur le terrain
- 12 nationalités représentées dans l’équipe de production
“Pékin Express” a été lancé en 2006 et fête sa septième saison. Depuis son lancement, le grand jeu d’aventure de M6 ne cesse de faire voyager de nombreux téléspectateurs. “Pékin Express, la route du bout du monde” a réuni 3.3 millions de téléspectateurs (14% du public de 4 ans et plus et 19.8% des ménagères de moins de 50 ans) d’avril à fin juin 2010. “Pékin Express, duos de choc” a réussi le pari d’un changement de case en boostant les soirées du samedi avec 2.6 millions de téléspectateurs en moyenne (13.6% du public de 4 ans et plus et 22.1% des ménagères de moins de 50 ans).
Les candidatures sont toujours aussi nombreuses. Cette année encore la production a reçu plus de 30 000 courriers !
Comme dans les éditions précédentes les candidats auront la chance de découvrir des lieux chargés d’histoire et des merveilles de la nature. Ils passeront, entre autres, sur le Fort Qaitbay où s’élevait autrefois le mythique phare d’Alexandrie, l’une des 7 merveilles du monde antique.
Les candidats découvriront aussi les grottes d’Amboni, un réseau exceptionnel de 234 km de galeries. Par endroits, des gouffres atteignent jusqu’à 50 m de profondeur ! Le Lesotho leur réserve aussi une belle surprise. Situé au-dessus de 1 300 mètres d’altitude, le temps semble s’y arrêter : la plupart des villages n’ont ni eau, ni électricité.
Dans un tout autre genre, la savane avec ses lions, ses zèbres, ses girafes et ses buffles vont également offrir des instants magiques aux équipes.
LE CLASSEMENT DE PEKIN EXPRESS : La route des grands fauves
Gagnants : Jean-Pierre et François
L'émission du 6 juillet 2011
A la surprise générale, Jean-Pierre et François ont remporté Pékin Express. Après avoir enchainé les défaites sur les quatre épreuves de l’étape, les bourgeois ont réussi à prendre la tête de la course sur les derniers mètres du sprint final. Malgré une blessure à la jambe, Jean-Pierre et François ont pu prouver que les « quadragénaires » pouvaient réussir face à des jeunes. Les grands gagnants de cette septième édition de Pékin Express repartent avec 7 000 euros de gains.
Deuxièmes : Samuel et Ludovic
C’est une grosse déception pour Samuel et Ludovic. Après un parcours sans faute durant les deux jours de la finale, et 93 000 euros de gains potentiels, les frères belges ont vu la victoire leur échapper, à quelques minutes près !
Quel était votre état d'esprit au moment ù vous avez vu Jean-Pierre et François en haut des marches ?
Samuel : On était persuadé d’être les premiers. A ce moment là, on était encore dans l’idée d’avoir gagné la course, alors de les voir ensemble en haut des marches, c’était terrible ! C’est comme si on m’avait poignardé. Je suis mort ce jour là !
Ludovic : Sur les deux jours de la dernière étape, on a remporté les quatre épreuves et on était même en tête du sprint final. Mais à seulement 10 minutes de la fin, tout s’est écroulé. C’était un choc terrible !
Samuel : Aujourd’hui, je rêve encore de ce moment au moins une fois par semaine .
Est-ce que vous regrettez d’avoir attendu la voiture de l’ami de votre chauffeur ?
Samuel : C’est vrai qu’on a perdu 10 minutes à attendre la voiture. Mais sur le moment, on ne s’est pas affolé puisqu’on était persuadé que Jean-Pierre et François étaient très loin derrière. Notre chauffeur nous disait sans arrêt que son copain arrivait dans une minute. On ne pensait pas que ce serait aussi long !
Ludovic : Mais c’est notre dernier véhicule qui nous a vraiment fait perdre du temps. Il ne connaissait pas l’adresse et ne savait pas où aller. Vers la fin, il y avait un grand rond-point où il fallait sortir à la deuxième sortie. Or, il est sorti à la troisième ! Donc on a du faire un grand détour, assez loin, pour pouvoir revenir et retrouver le bon chemin.
En plus, en comparant avec les saisons précédentes de Pékin Express, on pensait que sur la dernière étape du sprint final, il y aurait une heure de course à pied avant de rejoindre Stéphane Rotenberg. On s’est dit que même en perdant un peu de temps, on pourrait rattraper Jean-Pierre et François à ce moment là s’ils nous étaient passés devant.
Jean-Pierre et François ont dit qu’ils souhaitaient gagner pour la gloire et non pas pour l’argent, mais également pour vous empêcher de gagner. Que pensez-vous de leur réaction ?
Ludovic : On se doutait qu’ils voulaient nous faire perdre. Cette phrase nous conforte dans nos pensées !
Samuel : Surtout que la veille de la finale, on leur a dit que dans tous les cas, si jamais on gagnait, on offrirait 7 000 euros à l’association pour aider l’enfant tétraplégique, comme ils souhaitaient le faire (ndlr : au Kenya, Jean-Pierre et François ont été accueillis par une famille avec un enfant malade. Touchés par leur gentillesse, ils ont décidé de leur offrir leur première amulette afin de participer aux frais médicaux du jeune garçon). Donc ils n’avaient vraiment rien à perdre, contrairement à nous.
Samuel : Savoir qu’ils voulaient gagner pour nous empêcher de gagner, ça me met vraiment hors de moi ! Je préfère largement garder ma place de perdant que d’arriver premier dans leur situation. C’est de la méchanceté et de la trahison. Ils n’avaient peut-être pas besoin de cet argent, mais nous si !
Aujourd’hui, en voulez-vous encore à Jean-Pierre et François ?
Ludovic : On leur en veut beaucoup oui !
Peut-être que nous n’avons pas beaucoup d’argent, mais si nous avions été à leur place avec seulement 7 000 euros à gagner, on les aurait laissé passer devant nous. Ils avaient vraiment de la haine envers nous, c’est incroyable ! On a toujours été fair-play tout au long de la course, on s’est amusé à faire les épreuves et la finale. Tout au long de Pékin Express, nous n’étions pas dans un esprit de compétition. C’est pour ça que je n’ai pas digéré leur réaction.
Quand on est arrivé en bas des marches et que Samuel m’a dit de regarder en haut, je les ai vu tous les deux, droits, les bras croisés, comme des empereurs romains, à nous regarder comme des moins que rien. Ils étaient fiers d’avoir gagné ! A leur place, j’aurais honte. Pour moi, c’était une image terrible.
Vous êtes tout de même arrivés en finale et vous avez pu participer à toutes les épreuves. Quelle est celle qui vous a le plus marqués ?
Samuel : La descente de la chute d’eau en rappel au Lesotho. C’était magique !
Ludovic : Le saut en parachute aussi était incroyable. Ce qui m’a marqué, c’est le paysage. Voir cette belle ville d’Afrique du Sud à plus de 3 000 m de haut, c’était énorme !
Samuel : Il y a le passage du Kilimandjaro aussi.
Quel est votre meilleur souvenir de l’aventure Pékin Express ?
Ludovic : Il y en a tellement ! Pour moi, les meilleurs moments que j’ai passé étaient ceux pendant les épreuves de vélo au Lesotho et de la vigne en Afrique du Sud. On a eu des fous rires à pleurer ! Sinon, je me souviendrais toujours des rencontres avec les habitants. De l’Egypte au Cap de Bonne Espérance, j’ai été marqué par la gentillesse des gens ! Ils donnent sans attendre en retour, c’est magnifique.
Samuel : Oui, d’ailleurs, on a gardé contact avec eux. On prévoit de repartir en Afrique du sud en janvier. Mais si on avait gagné on serait reparti dans tous les pays ! (rires)
Vous avez visité les 5 pays de la course, quel est celui qui vous a le plus surpris ?
Samuel : Ils nous ont tous étonnés. En Egypte, j’ai été surpris par la pauvreté et la pollution des villes. Au Kenya, par la gentillesse et l’accueil chaleureux des gens. En Afrique du Sud, par la civilisation et la richesse du pays. Et au Lesotho, par les paysages à couper le souffle.
Ludovic : Ce qui m’a marqué, c’est le contraste totalement différent entre le Kenya et la Tanzanie.
Vous étiez un binôme de choc, quels étaient vos points forts et vos points faibles ?
Samuel : Pour nos points forts, je dirais notre entente et notre forme physique. Mais notre force était surtout de ne jamais avoir été des concurrents pour les autres. On faisait la course ensemble, pour nous, pour s’amuser. Donc nous nous entendions très bien avec tout le monde !
Ludovic : Mais justement, je pense que c’était aussi notre point faible. Je regrette de ne pas avoir été plus stratégique. D’avoir pensé que les autres candidats étaient nos amis et pas nos concurrents. C’était une compétition après tout. Ca nous a porté préjudice au final !
Avez-vous découvert chez l’autre des facettes de sa personnalité que vous ne connaissiez pas avant ?
Ludovic : Pas vraiment puisqu’on a grandi et vécu ensemble pendant longtemps, donc on se connaissait déjà très bien avant de partir.
Samuel : Pour moi Ludovic est devenu un homme. Et il a surtout appris à devenir moins hypocondriaque !
Ludovic : C’est vrai que j’étais très maniaque et je m’inventais toujours des maladies. Depuis que je suis rentré, je ne vais plus chez le médecin, alors qu’avant, j’y allais régulièrement ! Avant je pleurais sans véritable raison, maintenant j’ai un mental beaucoup plus fort. J’ai gagné en maturité.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans l’aventure ?
Ludovic : En arrivant j’ai pleuré une fois ou deux en me disant : Comment je vais faire ? Qu’est-ce que je fais là ? Je me posais des questions sur l’hygiène, les différentes maladies… Mais Samuel était là pour me remonter le moral, alors j’ai pris sur moi. Même si c’était difficile au début, tout allait pour le mieux après 15 jours de course. Je me suis vite habitué !
Samuel : Plus on avançait dans la course, plus on oubliait les difficultés. On n’avait pas le choix de toute façon. J’ai eu l’impression d’avoir eu une autre vie là-bas. C’était tellement différent de ma vie d’ici !
Ludovic : Ces 52 jours de course et d’aventure étaient comme une parenthèse dans notre vie.
Comment s’est passé le retour à la réalité ?
Ludovic : Notre retour était d’autant plus dur qu’on a échoué. Mais j’avais hâte de retrouver mes proches. Les gens nous manquaient pendant la course ! Et puis progressivement, la routine a repris son cours. En Afrique, on découvrait au jour le jour ce qu’on allait faire. En partant le matin, on ne savait pas ce qui nous attendait le soir. C’était l’aventure !
Samuel : En rentrant, on se rend compte de notre confort. Ici, on travaille pour vivre. En Afrique, les gens prennent le temps de vivre et de profiter de la vie. Parfois, tout un village se déplaçait pour nous venir en aide. C’était exceptionnel ! Ici, on se rend compte que les gens sont égoïstes.
Samuel, comment as-tu vécu la course en solitaire en Afrique du Sud ?
Samuel : Lorsque Jean-Pierre et François ont annoncé que j’allais faire la course en solitaire, je me suis fermé à toute émotion, je me suis concentré pour mettre toutes les chances de mon côté. Je devais y arriver pour mon frère. Je voulais surtout éviter d’arriver dernier et d’être éliminé par ma faute. Je ne voulais pas avoir à compter sur Ludovic en espérant qu’il gagne l’immunité afin de rattraper mes erreurs. Depuis le début de la course, c’était toujours lui qui faisait de l’auto-stop. La course en solo, c’était l’occasion pour moi de lui prouver que j’étais capable de réussir.
Ludovic, vas-tu tout de même ouvrir ton restaurant ?
Ludovic : C’est un projet de longue date. J’y pensais déjà bien avant de participer à Pékin Express, et j’y pense toujours. Je vais essayer de l’ouvrir dans un futur proche. C’est sûr que je comptais un peu sur l’argent de Pékin Express pour me lancer, donc je vais l’ouvrir un peu moins vite que prévu ! Mais je suis jeune et j’ai encore la vie devant moi. Aujourd’hui, je vais me consacrer à la comédie. J’espère que Pékin Express va m’aider à ouvrir des portes dans le milieu. Je vais y aller à fond et profiter !
Qu’est-ce que l’aventure Pékin Express vous a apporté ?
Samuel : On relativise beaucoup plus qu’avant. Avant, si quelque chose ne se passait pas comme prévu, toute ma journée se passait mal. Maintenant, j’oublie vite et je passe à autre chose. Je suis beaucoup moins stressé qu’avant ! Je ne me prends plus la tête. Avant je pensais « boulot boulot boulot », maintenant j’essaye de profiter un maximum de la vie.





















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