vendredi 14 décembre 2012

NICOLAS SARKOZY


L'heure est au farniente. Nicolas Sarkozy, très jeune retraité de la politique, multiplie les séjours : au Maroc dans le Riad prêté par le roi Mohamed VI, au Québec, chez son ami Paul Desmarais et dans le sud de la France au Cap Nègre, dans la maison familiale de Carla Bruni.
L'ancien président de la République pourrait avoir une rentrée chargée, il devrait, notamment, participer à des conférences internationales.
Dès la fin du mois d'août, l'association des amis de Nicolas Sarkozy se réunit à Nice. Des rumeurs laissent entendre qu'il pourrait y faire son come-back. Pourtant au soir de sa défaite à l'élection présidentielle, le 6 mai dernier, le président sortant avait déclaré vouloir rompre avec son engagement politique. Connu pour son besoin d'agir débordant, il se pourrait qu'il revienne sur cet engagement plus vite que prévu ...


Quelle vie pour Sarkozy après l’Elysée ?
A Doha, à une conférence co-organisée par le mari de son ex-femme

Nicolas Sarkozy a effectué mardi 11 décembre son retour à la  vie publique au Qatar à l'occasion du Doha Goals, forum mondial du sport.
Légère barbe, gestuelle appliquée, voix posée et texte dense : à  l'invitation personnelle de l'émir du Qatar, Nicolas Sarkozy a ainsi pu livrer sa vision géopolitique et sociétale du monde, à  travers le prisme du sport. "Nous  sommes dans un monde de compétition, c'est un fait et personne ne peut refuser  cette compétition. Mon pays, la France, comme les autres. L'enjeu du XXIe  siècle n'est pas de combattre une compétition mais de l'organiser. Ceux qui  refusent ne comprennent pas le XXIe siècle, ils se nient eux-mêmes", a déclaré l'ancien président.
"Ici, à Doha dans cette région du monde, se déroule sous nos yeux une  partie absolument décisive au Qatar. Comment concilier l'identité et la  modernité, l'une des questions les plus difficiles du XXIe siècle? Comment  concilier fidélité à l'islam, à votre culture, à votre tradition et à votre foi  et en même temps l'ouverture à la modernité du XXIe siècle?", s'est-il  interrogé, utilisant même à plusieurs reprises le terme "d'identité nationale" qui a marqué - et divisé - lors de sa présidence.

Pas le moindre mot ou regard avec Cécilia Attias

Entré en même temps que l'émir, il a d'abord patienté une quarantaine de  minutes, à l'écoute de différents intervenants, en particulier l'homme  d'affaires Richard Attias, co-organisateur de l'événement, et dont l'épouse Cécilia est l'ancienne femme de M. Sarkozy.
Celle-ci s'est d'ailleurs levée au moment de son entrée, mais pour aller  saluer l'émir et son épouse, avant de regagner sa place, à six sièges de  l'ancien président. Sans que l'ancien couple présidentiel n'échange donc  publiquement le moindre mot ou regard.

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