lundi 4 février 2013

ON PARLE D'AUTRE CHOSE ...


Retour sur une grossesse si discrète

La première dame passe son temps à raconter aux médias qu’elle veut préserver l’intimité de cet « événement privé ». Pas sûr que cette opération de com suffise à restaurer l’image d’un président cerné par les affaires.
Au moment d’accoucher, les femmes peuvent connaître de curieuses sautes d’humeur, de bien étranges lubies. Ma maman à moi, on me l’a raconté, avait tenu à se taper un pot-au-feu, en terrasse, avant que de me donner vie. Carla Bruni-Sarkozy n’est pas tout à fait de ce bois-là, beaucoup moins terre à terre pour le coup. Non, car dimanche soir, à quelques heures de donner un quatrième héritier –d’aucuns murmurent que ce pourrait même être des jumeaux – à Nicolas Sarkozy, lui offrant ainsi le privilège d’être le premier président de la République française en exercice à devenir papa, Carla, elle, prenait sa plus belle plume pour écrire au Dr Abdallah, l’époux de Rafah Nached qui croupit depuis le 10 septembre dans les geôles syriennes. Elle y rappelait la notoriété internationale de la psychanalyste et osait « espérer que ceux qui peuvent rendre Rafah Nached aux siens le feront sans attendre plus longtemps ». C’est beau. Et c’est tout à l’honneur de la première dame qui, comme elle l’avait récemment confié, avait décidé de rester discrète sur sa grossesse, car « cela n’intéressait pas les Français ». Et de ne pas se mêler du métier ni des ambitions de son époux. Discrète ? On a pourtant l’impression de l’avoir rarement autant vue et entendue sur les médias français et étrangers. Mais pour, chaque fois, parler « d’autre chose ». Ou pas.

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