jeudi 11 juillet 2013

BERNARD TAPIE


Les biens de Bernard Tapie qui ont été saisis
Mis à jour le 10.07.2013 2 Commentaires
Les juges considèrent, selon le quotidien «Le Monde», que Bernard Tapie a été «le principal bénéficiaire des sommes versées».

1/8Les parts sociales de l'hôtel particulier du XVIIe siècle au 52 rue des Saints-Pères, en plein cœur du VIIe arrondissement à Paris, ont été saisies. Tapie avait acheté en 1986 ce bien estimé aujourd'hui entre 30 et 45 millions d'euros.
Image: AFP


La justice a décidé de saisir certains biens de Bernard Tapie dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage controversé de son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, chargés de faire la lumière sur les conditions de cet arbitrage qui a octroyé 403 millions d'euros en 2008 à l'homme d'affaires, ont délivré une série de saisies pénales le 28 juin. C'est l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) qui va être chargée de procéder à ces actes de saisie.

Parmi les biens immobiliers: deux assurances-vie souscrites en novembre 2008 et dont la valeur de rachat est estimée par les enquêteurs à 20,7 millions d'euros; Les parts sociales de l'homme d'affaires dans son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères, à Paris, à hauteur de 69,3 millions d'euros; et sa villa «la Mandala», qu'il avait achetée en 2011 à Saint-Tropez pour 48 millions d'euros.

Parmi les biens financiers: les juges ont également demandé la saisie de six comptes en banque, d'un contrat d'assurance-vie détenu par la holding Groupe Bernard Tapie domiciliée à Bruxelles et ses parts dans le groupe de presse Hersant Media, les quotidiens La Provence et Nice-Matin, qu'il a rachetés en 2012.

L'homme d'affaires, mis en examen fin juin pour escroquerie en bande organisée, «apparaît comme le principal bénéficiaire des sommes versées par le CDR (structure chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais) au terme d'une escroquerie dont il apparaît comme l'un des organisateurs», estiment les deux juges cités par le quotidien français.

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