samedi 3 janvier 2015

DÎNER A LA FERME 2014


Etape 1: Famille Borter d’Ollon (Vaud)

Alexis ouvre cette cinquième saison du Dîner à la ferme. Ce vigneron et pépiniériste de 24 ans élève aussi des moutons. La cuisine, il s'y est mis un peu par hasard, lorsqu'il est parti étudier à Neuchâtel. Il ne sait alors pas faire une omelette! Il apprend sur le tas avec les conseils que lui donne sa mère, par téléphone.
Alexis et sa famille
Alexis entouré des deux ouvriers Fernando et Muharrem, son apprenti Julien, son amie Mélanie et ses parents Stéphane et Chantale. [Sébastien Foggiato - RTS]
Alexis entouré des deux ouvriers Fernando et Muharrem, son apprenti Julien, son amie Mélanie et ses parents Stéphane et Chantale. [Sébastien Foggiato - RTS]
Depuis toujours, Alexis est passionné par la vigne. Un virus qu'il a attrapé grâce à son père Stéphane. C'est le grand-père d'Alexis qui a acheté les premières vignes familiales. Mais il n'était pas du métier et c'est son fils Stéphane qui se lance dans leur exploitation en 1997. Depuis, la famille produit du vin, principalement du Chasselas. Son CFC viticole en poche, Alexis s'attaque au brevet fédéral. Toujours à la recherche de la perfection, il suit aujourd'hui des cours d'œnologie.

Dans la vie, le jeune viticulteur partage son temps libre entre son amie Mélanie et la Jeunesse de la Fontaine d'Aigle. Cette association fondée en1889 est composée exclusivement de garçons. On s'y retrouve entre amis pour l'apéro et pour jouer des percussions.


Alexis s'occupe de 10 hectares de vignes en fermage en plus des 3 hectares familiaux. Il produit ainsi 20'000 litres de vin par an, principalement du chasselas, bien que son exploitation compte 14 cépages différents. Il s'est aussi diversifié et propose des pieds de vignes. Dans sa pépinière, il greffe des sarments de vigne sur pied américain. Une technique qui n'altère pas la qualité des raisins mais permet de lutter efficacement contre les pucerons. Passionné par le vin, il a aussi un faible pour les moutons. Il en élève 25. Il avoue qu'il s'agit plus d'un hobby que d'un travail. Un si petit cheptel n'étant, de son propre aveu, pas rentable.


Etape 2: Famille Quiquerez (Neuchâtel)

C'est au tour de Sarah, jeune grand-mère de 50 ans, de recevoir les candidats à la ferme. Eleveuse de mouton, elle a aussi réalisé un rêve d'enfant en développant un parc animalier au cœur de son exploitation. Les animaux locaux mais aussi des espèces exotiques se côtoient dans les enclos. Originale, Sarah a également une cabane africaine dans son exploitation du Landeron dans le canton de Neuchâtel. C'est d'ailleurs dans cette construction qu'elle recevra les autres candidats.


Sarah peut compter sur Philippe, son compagnon mari et ses enfants Céline et Dylan, aussi bien à la ferme que pour le nouveau défi qu'elle s'est lancé en participant au Dîner à la ferme. Fille d'éleveurs de vaches, Sarah a cherché sa voie. Elle passe d'abord un CFC de mécanicienne sur moto avant de de passer un CFC d'agricultrice puis de gardienne d'animaux sauvage. Ce dernier diplôme en poche, Sarah a pu se lancer dans la réalisation d'un rêve d'enfant, mettre sur pied un parc animalier avec des espèces sauvages exotiques et autochtones. Sa ménagerie ne cesse de croître. On peut y découvrir des wapitis, des muntjacs, des perroquets et des perruches ou encore des lamas, des cerfs et des yaks.


Sarah aime les nouveaux défis. Et après sa ménagerie, elle continue de développer des activités annexes à son exploitation de moutons. Elle a, par exemple, participé à l'organisation des "Médiévales du vieux bourg", un événement important du Landeron, qui propose aux spectateurs de se replonger bien des siècles en arrière, au temps du Moyen Âge. Elle souhaite aussi diversifier sa production en se lançant dans l'élevage de poulets… Une femme donc qui a des projets plein la tête.

L'exploitation de Sarah
Sarah incarne la quatrième génération sur l'exploitation familiale. Un héritage qu'elle respecte, mais qui ne l'a pas empêché de prendre un tournant radical. Elle délaisse ainsi les vaches laitières présentes depuis 1908 dans la ferme pour se tourner vers le mouton. Elle possède une centaine de brebis et produit environ nonante agneaux par an. Avec trente-et-un hectares de prairies et de pâturages ainsi que sa ménagerie, Sarah ne chôme pas! Elle a par exemple délaissé la production de lait et de fromage, faute de temps.


Etape 3: Famille Lachat (Jura)

Pour ce troisième rendez-vous du Dîner à la ferme, les candidats se rendent chez Doris à Corban. Ancienne employée de commerce, la paysanne a décidé de se lancer dans l'élevage de cerfs avec son mari Eric, voilà 3 ans. Elle va essayer d'impressionner ses convives avec cette viande originale.

Doris est mariée depuis 14 ans avec Eric. C'est avec lui que sa vie prend un tournant inattendu. Rien ne la prédestinait à une activité dans le monde agricole. Bien qu'ayant obtenu son CFC d'employée de commerce, elle décide de se lancer dans l'arboriculture avec son mari . Un choix qu'elle ne regrette pas. Elle aime vivre à la campagne, entourée d'animaux. Une passion qu'elle partage avec ses enfants Jonathan et Robin. C'est aussi pour eux qu'elle a agrandi sa basse-cour. Poules, canards et autres chèvres naines donnent un certain charme au jardin.


Doris s'est lancée dans l'arboriculture avec succès en 2009. Son verger ne compte pas moins de 400 arbres fruitiers à hautes tiges en production. 250 nouveaux spécimens sont en cours de maturité. Ils ne produisent pas encore de fruits. Mais Doris pourra compter sur une production normale dès l'année prochaine, en 2015. Pour la Jurassienne, la solidarité est un moteur. De petits coups de main en passant par de grands travaux, les exploitants de la région peuvent compter les uns sur les autres. Une entente qui leur a permis de fonder la coopérative "Pressafruits". Les agriculteurs de la région viennent y produire leur jus de fruits.
Jamais à court d'idée et en quête de nouveaux défis, Doris et son mari souhaitent commencer un élevage de poulets bio. Un projet pour le moment en attente des nombreuses autorisations nécessaires.


Etape 4: Famille Berardi (Breno)

Pour cette quatrième étape, les candidats du Dîner à la ferme se rendent chez Giovanni, à Breno. L'agriculteur tessinois élève des vaches Highlands et parallèlement gère un appartement d'hôte où les visiteurs trouvent le calme et la tranquillité de la vie à la campagne.

Giovanni vit et travaille avec sa femme Caroline. Ils ont deux enfants, Giona, âgé de 12 ans et Viola, 9 ans. Une fois n'est pas coutume dans cette 5 saison, Giovanni ne vient pas du monde agricole. Il se découvre une passion pour les métiers de la terre une fois son Diplôme d'agronomie de L'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich en poche. Il occupe alors un poste de vulgarisateur au syndicat des paysans. Là, un exploitant lui parle des terres d'alpage laissées à l'abandon et des projets d'élevage de vaches de type robuste pour revitaliser ces zones. Giovanni et sa femme décident de se lancer.

L'exploitation de Giovanni

Giovanni a lancé son élevage de vaches Highlands sur des terres en location. Cette race présente de nombreux avantages. Les investissements de départ sont minimes. Les Highlands vivent à l'année en extérieur. Elles se contentent de pâturages et de fourrages maigres. La centaine de bêtes de Giovanni passe ainsi l'hiver sous les châtaigniers de l'agriculteur tessinois. Son exploitation compte en tout une septantaine d'hectares.
Giovanni croit aussi en l'agritourisme. Il a ouvert un appartement d'hôte où les estivants viennent chercher le calme de la campagne et retrouver les produits du terroir. Une de ses fiertés: la visite de l'ambassadeur d'Australie. Cet hôte de marque est venu passer quelques jours à la ferme avec sa famille après un meeting à Lugano.


Giovanni exploite enfin des châtaigniers. Sa production est principalement la châtaigne à cuire. Mais il récupère les plus petites pour faire de la farine et de la pâtisserie. Et une activité est encore venue s'ajouter à la ferme. Giona, le fils de Giovanni, a entrepris de produire du miel. Il a déjà trois ruches…


Etape 5: Famille Charrière (Semsales)

Pour cette cinquième étape, nos convives se rendent chez Marilyne au Crêt-près-Semsales dans le canton de Fribourg. Cette jeune éleveuse de 34 ans s'occupe de trente chevaux Franches-Montagnes dans l'exploitation de ses parents, Patricia et Martin. Mère de trois enfants, elle aime cuisiner. Un virus que lui a donné sa mère. Sa spécialité :les pâtisseries.

Coiffeuse de formation, Marilyne termine actuellement son brevet de paysanne. Elle laisse en effet de côté les brushings à la naissance de ses enfants, Lucie (8 ans), Malorie (6 ans) et Valentin (2 ans). Elle reprend ensuite le travail dans la ferme familiale avec son mari Laurent. Ses parents, Martin et Patricia, ont toujours élevé des chevaux. En plus de cette première activité, la famille gère encore la buvette d'alpage de "la goille aux cerfs" au-dessus de Semsales. Les randonneurs peuvent venir s'y reposer et s'y restaurer dans un décor splendide, face au Moléson.


L'exploitation familiale

L'exploitation des parents de Marilyne, Patricia et Martin, est composée de trente chevaux Franches-Montagnes. Cette race, originaire du Jura, a longtemps été une force de travail irremplaçable. Aujourd'hui, ces bêtes sont utilisées principalement pour le sport et les loisirs. Marilyne possède également vingt chèvres. Elle produit de la tomme avec leur lait durant l'été, à l'alpage. Durant cette même période, une cinquantaine de génisses sont prises en charge pour l'estivage. La grande passion de Marilyne est l’attelage.


Etape 6: Famille Terrettaz (Sembrancher)

C'est chez Magaly, à Sembrancher dans le Valais, que se retrouvent nos candidats pour ce sixième épisode. Productrice de plantes médicinales de 46 ans, elle partage sa vie avec Patrick, un ami d'enfance. Elle peut compter sur l'aide de ses trois grandes filles pour l'aider dans ses préparatifs.

Magaly vit avec Patrick depuis 6 ans. Ils se connaissent depuis toujours. Elle a trois grandes filles, Cory (24 ans), Célia (22 ans) et Mathilde (20 ans). Elles soutiennent leur mère dans cette aventure du Dîner à la ferme et l'aideront pour les préparatifs. Magaly pourra encore compter sur Thaïs, la fille de Patrick. Du haut de ses 9 ans, elle participe déjà à certains travaux de la ferme. Magaly a une formation d'employée de commerce. Mais elle est attirée par le travail de la terre depuis toute petite. Elle aimait aider son grand-père dans son exploitation et profitait de ses vacances pour travailler à la campagne.
L'exploitation de Magaly
Thaïs, la fille de Patrick et Célia, l'une des trois filles de Magaly cueillent des plantes médicinales pour le repas et la décoration de la table.


Magaly exploite 20'000 m2 de plantes aromatiques et médicinales à Sembrancher. Isope, mélisse, thym, alchémille, menthe et sauge sont une partie des essences produites par la Valaisanne. Sa production bio part principalement vers la coopérative Valplantes et sert, entre autres, à la confection de fameux bonbons aux plantes. Magaly aide également Patrick qui élève des moutons de la race "nez noirs". Le couple possède encore 17 vaches de la race Highland et s'occupe de trente moutons roux du Valais appartenant au frère de Magaly en hiver. Ces races rustiques et robustes sont parfaites pour l'alpage et les terres maigres. Elles permettent ainsi de valoriser des espaces de montagne qui tombaient peu à peu en désuétude. Une cabane, perchée à 1900 mètres, permet à Magaly et sa famille de rester plus près des bêtes selon les saisons.


Etape 7: Famille Bucher-Mettral (Gunzwil)

Pour ce dernier rendez-vous, les candidats se rendent chez Caroline à Gunzwil. Vaudoise d'origine, Caroline est partie vivre dans le canton de Lucerne pour rejoindre Thomas avec qui elle est mariée depuis 9 ans. L'exploitation est vaste. En plus de la production maraîchère, cette agricultrice de 41 ans élève des vaches laitières et des poules. Cette amoureuse de la cuisine mitonne ses petits plats à l'instinct, en fonction de ses envies. Va-t-elle convaincre les autres candidats avec ses produits du terroir?
La famille de Caroline
Caroline avec son mari Thomas, ses deux filles Iris et Amélie et ses beaux-parents Agnès et Thomas, dit dada.
Caroline a grandi à Cully, dans le canton de Vaud. La citadine a suivi une formation d'employée de commerce. Elle part ensuite s'installer à Chexbres. A cette époque, elle suit des cours de danse folklorique suisse. C'est dans ce cadre, lors d'une manifestation, qu'elle rencontre Thomas, un jeune agriculteur lucernois. Elle décide de le suivre en Suisse allemande et de se lancer dans la vie d'agricultrice. Caroline, enceinte lors de l'aventure du Dîner à la ferme, est déjà mère de deux petites filles, Amélie qui a 4 ans et Iris, âgée de 2 ans.


Caroline travaille dans l'exploitation familiale avec son mari Thomas et ses beaux-parents Agnès et "Dada". La production est principalement maraîchère. Légumes et petits fruits poussent tout autour de la maison. Une partie de cette production est vendue en vrac ou en barquette, une autre est transformée à la ferme. Sirops, confitures et autres pâtisseries viennent ainsi s'ajouter aux étales de la famille Bucher-Mettral au marché de Lucerne. Et la jeune femme ne compte pas s'arrêter là. Elle espère se lancer dans les produits laitiers. Elle participe au projet de réouverture de la fromagerie de Bäch. Elle espère pouvoir y transformer son lait en fromage, en beurre et en yahourt, dont les recettes seront complétées par ses fruits rouges.



Etape 8: la grande finale!

Après sept semaines de compétition, qui remportera le titre de meilleur hôte et celui de meilleur cuisinier? Présentée par Sébastien Rey, la finale de cette 5e saison se déroulera au large de Genève en présence du chef Denis Martin. Pour cet ultime repas, les candidats concocteront par équipe et avec les produits du terroir, un menu saupoudré d’une pointe de cuisine moléculaire !
Alexis, Sarah, Doris, Giovanni, Marilyne, Magaly ou Caroline : qui seront les gagnants du Dîner à la ferme? Les sept agriculteurs embarqueront à bord du bateau de la CGN Henri Dunant pour vivre la dernière étape de cette amicale compétition culinaire.
Un cadre inédit qui réserve bien des surprises aux candidats ! Car si tous n’ont pas le pied marin - ce qui promet quelques scènes cocasses -, ils uniront leur talent pour préparer par équipe une entrée, un plat principal et un dessert. Un menu imposé à réaliser à deux ou à trois sous le regard du chef Denis Martin. Saveurs inédites et formats audacieux ponctueront cette grande finale.
Les sept agriculteurs, jugés au fil des semaines à tour de rôle par les autres participants, auront l’occasion d’offrir deux points bonus à leurs coups de cœur. Le classement en sera-t-il modifié ? Qui remportera le titre de meilleur hôte et celui de meilleur cordon bleu ?  Réponse le 2 janvier à 20h10 sur RTS Un. A l’issue de la cérémonie dévoilant les noms des vainqueurs, un bêtisier viendra clore cette savoureuse cinquième saison…

La Valaisanne Magali Terrettaz remporte le titre de meilleure hôte

La candidate de La Garde, au dessus de Sembrancher, a été récompensée vendredi soir pour son accueil exceptionnel lors de la venue de ses concurrents dans son chalet.


Son franc-parler, son humour et sa simplicité ont séduit ses concurrents à l’unanimité. Magali Terrettaz, la participante valaisanne au «Dîner à la ferme», a donc remporté haut la main le titre de meilleure hôte 2014 de l'émission de la RTS, vendredi soir. Une surprise pour cette cultivatrice de plantes aromatiques et médicinales vivant à La Garde – hameau situé au dessus de Sembrancher. «Je n’en revenais pas! Je pensais pas emporter une récompense car je suis pas douée aux fourneaux», rigole la quadragénaire.

Un chant d'accueil qui a ému tout le monde.

Si Magali Terrettaz a dû céder le titre de meilleure cuisinière à Doris Lachat - la candidate jurassienne, elle l’a bel et bien emporté une récompense pour son accueil chaleureux. «Le réalisateur Mauro Losa m’avait prédit que j’avais une chance de ce côté-là car le Valais est toujours très doué pour l’hospitalité, disait-il», raconte la Valaisanne, maman de trois filles de 20, 23 et 24 ans. Le secret de la victoire de Magali Terrettaz? Sans doute le chant interprété par sa famille et ses amis dès l’arrivée des candidats dans son chalet de La Garde. «J’ai vu que tout le monde avait été très ému par la chanson choisie, c’était «Chante en mon cœur, pays aimé.»


Doris Lachat sacrée meilleur cuisinier lors de la finale du «Dîner à la ferme»


Doris Lachat n’a pas caché sa joie en apprenant qu’elle avait remporté le titre de «meilleur» cuisinier. Photo RTS

Doris Lachat a été sacrée vendredi soir «meilleur cuisinier» lors de la grande finale du Dîner à la ferme sur la RTS. L’agricultrice de Corban a aussi obtenu un très bon résultat pour la qualité son accueil, à deux points de la Valaisanne Magaly Terrettaz qui remporte le titre de meilleur hôte. Depuis son exploitation, toute la famille Lachat a regardé avec des amis la finale de cette émission découverte chaque vendredi soir par 230 000 téléspectateurs romands, soit 40% des personnes devant leur petit écran à ce moment-là.

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