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mardi 8 avril 2014

HERVE NOEL

Hervé Noël : Qu'est devenu l'ex-animateur star de M6 ?1/7

Après Yves Noël, que l'on a récemment retrouvé aux côtés de Cindy Lopes, voilà des nouvelles de... son frère Hervé ! Disparu du petit écran depuis plusieurs années, l'ex-animateur de M6 a, contrairement à son jumeau, tourné le dos au monde des médias et de la communication. Selon France Dimanche, il serait en effet désormais... charpentier !

Oubliés Paris, caméras et projecteurs. Le nouveau décor d'Hervé Noël ? La Bretagne, où il se consacre à 100% à son amour pour le bois. Loin des paillettes, l'ex-animateur vedette des années 90 a en effet monté son entreprise en 2012, Charpente Hervé M.O.B., spécialisée dans la construction de maisons en bois.

Un virage à 180° dans sa vie professionnelle qu'Hervé Noël prend en 2008. Cette année-là, l'ex-comédien de Classe mannequin ou encore du Miel et les abeilles, qui serait père de deux enfants, entame une formation de charpentier par le biais de l'AFPA, un organisme spécialisé dans la réinsertion professionnelle, avant d'obtenir son diplôme trois ans plus tard. Le frère d'Yves, qu'on avait quitté en 2000 avec ZeBigGame sur Fun TV, a toutefois renoué avec ses premières amours en 2011 en apparaissant sur la webTV Télé Angers

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La nouvelle passion d'Hervé pour le bois, son frère Yves l'évoquait justement il y a quelques mois dans une interview à Stars-media.fr, précisant qu'il s'adonnait également aux joies du surf. "Nous sommes toujours très proches par la pensée, mais nos rencontres se sont raréfiées depuis qu'Hervé s'est installé dans le Finistère Sud pour vivre ses passions de 'Waterman' en surfant à La Torche et de 'Boy in the Wood' en développant l'activité de construction de maisons en bois", expliquait son ancien complice à l'animation du Multitop en 1993 sur M6. L'ex-animateur du Hit Machine est quant à lui resté dans le monde de la communication puisqu'il est désormais consultant et a toujours pour projet de faire un one-man show. Une vie bien éloignée de celle de son jumeau...



dimanche 17 novembre 2013

TRESOR NAZI

TRÉSOR NAZI
LE MYSTÉRIEUX MONSIEUR GURLITT



Exclusif. Nous avons retrouvé l'homme qui possède 1 406 œuvres dont l'origine embarrasse l'Allemagne. Une collection estimée à 1,5 milliard d'euros.



Teint livide et silhouette frêle, Cornelius Gurlitt est un vieux monsieur. Légèrement voûté, il marche en boitillant à l’aide d’une canne, tirant un chariot de son autre main, s’arrêtant fréquemment pour reprendre son souffle. Pour se rendre au centre commercial de Schwabing, à 300 mètres de chez lui, il monte dans un des taxis stationnés au pied de son immeuble. Parmi la foule qui se presse en cette veille de week-end, Cornelius Gurlitt semble suivre un parcours méthodique, ne prêtant aucune attention au monde extérieur. Observer le vieil homme faire ses courses est une expérience singulière. Immobile un long moment devant un rayon, il le scrute avec une intense concentration. Puis, s’avançant de son pas de tortue, il sort de son manteau une paire de lunettes, choisit un produit et en lit méticuleusement la notice avant de le placer, ou non, dans son chariot. Au cours de son périple, long de deux heures, il lui arrive de s’arrêter sans raison apparente, paraissant à bout de forces. A la caisse, chaque achat est emballé dans un sac plastique différent : sachets de soupe, gâteaux secs, bouteilles de Fanta, bananes, pain de mie, piles.

PENDANT QUE SON UNIVERS S’ÉCROULAIT, CORNELIUS EST RESTÉ ALLONGÉ DANS SA CHAMBRE, VOLETS FERMÉS

C’est quand il s’apprête à quitter le magasin que nous allons lui parler. Nous a-t-il aperçus, marchant dans ses pas sans oser perturber ce ballet qui semble avoir été fixé il y a des décennies ? « Herr Gurlitt, nous sommes journalistes français… » Son regard bleu clair se voile de colère, de terreur aussi. Il recule légèrement. « Nous ne vous voulons aucun mal », précisons-nous pour le rassurer. Sa voix aiguë, métallique, se fait tremblante : « Je ne vous parlerai jamais. Une approbation qui vient du mauvais côté est la pire des choses qui puisse arriver. » Et de tourner aussitôt les talons. Qu’a-t-il voulu dire par là ?

Cornelius Gurlitt ne semble pas conscient du retentissement qu’a eu la découverte dans son appartement, le 28 février 2012, de 1 406 chefs-d’œuvre d’art contemporain, des tableaux des plus grands maîtres : Picasso, Matisse, Otto Dix, Chagall, Beckmann. Des toiles oubliées ou dont on ignorait l’existence. Trésor d’une valeur inestimable, qui dormait depuis un demi-siècle dans un meuble à tiroirs au milieu d’une pièce d’une trentaine de mètres carrés. Une partie proviendrait de spoliations de familles juives, avant et pendant la guerre. Chaque toile était soigneusement emballée. Seules 121 étaient encadrées.

Pendant que son univers s’écroulait, Cornelius est resté allongé dans sa chambre, volets fermés. Aux questions des policiers, il n’a pas répondu. Lorsqu’un psychologue est venu lui proposer un verre d’eau, il a décliné, se contentant de répliquer : « Vous auriez pu attendre que je sois mort. » Dans les autres pièces, des provisions stockées, comme s’il s’était préparé à un long siège : packs de lait empilés dans l’entrée, des centaines de boîtes de conserve datées des années 1980 et un réfrigérateur rempli de mottes de beurre.

JUSQU’À CE QUE NOUS LE RETROUVIONS, ON LE PENSAIT DISPARU, OU EN FUITE. MAIS NON, CORNELIUS ÉTAIT CHEZ LUI…

Jusqu’à ce que nous le retrouvions, on le pensait disparu, ou en fuite. Des voisins de sa maison de Salzbourg, en Autriche, croyaient que son cadavre pourrissait à l’intérieur. Ils avaient demandé qu’on force la porte. Mais non, Cornelius était chez lui, ignorant avec majesté les journalistes du monde entier qui venaient les uns après les autres sonner chez lui. Coupé du monde comme il l’avait toujours été. Ne comprenant pas ce qu’on pouvait bien lui vouloir, lui qui avait veillé à ne jamais attirer l’attention. Ignorant, parce qu’il avait refusé de prendre un avocat, qu’un bon juriste aurait pu faire annuler cette saisie, effectuée sur le fondement juridique d’une simple enquête pour fraude fiscale.

A la radio, il a entendu son nom cité suite à l’enquête de l’hebdomadaire « Focus », à l’origine des premières révélations sur cette affaire. Cela l’a troublé. Alors, croyant s’adresser à « Focus », Cornelius a envoyé une lettre tapée à la machine au rédacteur en chef du… « Spiegel » – le journal concurrent : « Très honoré Mesdames et Messieurs, j’ai entendu dans une émission de la radio bavaroise que dans votre magazine, hautement estimé en Allemagne pour son caractère de grande spiritualité et de noblesse, serait paru un article dans lequel apparaît le nom de Gurlitt. Puis-je vous prier, à l’avenir, de bien vouloir ne plus mentionner ce nom dans votre publication grandement estimée en Allemagne. Faute de cela pourrait en effet naître l’impression que le Dr Hildebrand Gurlitt, qui était, selon les lois de -Nuremberg, un sang-mêlé de second rang, aurait jadis rédigé des articles publiés dans des journaux très connus tels que “Das Reich” ou le “Völkischer Beobachter” [organes de presse nazis]. En vous remerciant et avec l’anticipation de mes salutations cordiales. Cornelius Gurlitt. »

ASSIGNÉ À RÉSIDENCE PAR LES AMÉRICAINS, HILDEBRAND PARVIENT À LES PERSUADER DE SES CONVICTIONS ANTINAZIES

Le Dr Hildebrand Gurlitt en question n’est autre que le père de Cornelius, mort en 1956 dans un accident de voiture. C’est lui qui a constitué, dans des conditions très obscures, cette collection exceptionnelle. Une grand-mère juive, un amour inconditionnel pour l’art moderne, une famille d’intellectuels où l’on trouvait des musiciens, des artistes : le père de Cornelius n’avait rien pour plaire aux nazis. A la tête du musée de Hambourg, il avait été limogé après l’arrivée de Hitler au pouvoir. Reconverti marchand d’art à 40 ans, Hildebrand Gurlitt s’était pourtant imposé comme un interlocuteur incontournable du IIIe Reich. Et surtout de Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande, dont il sera l’un des principaux intermédiaires pour se débarrasser des œuvres d’« art dégénéré » vomies par les nazis. Et pour acheter, sur le marché parisien, des pièces plus classiques, en vue de la réalisation du grand musée que Hitler rêvait de bâtir à Linz, en Autriche. Figure plus qu’ambiguë, Hildebrand avait su tirer profit de son pacte avec le diable, achetant à Goebbels en 1940, pour une bouchée de pain (4 000 francs suisses), un lot de 200 tableaux dont 4 Picasso, 3 Chagall, 2 Gauguin, 23 Emil Nolde et 15 Otto Dix.

Assigné à résidence par les Américains, il parvient à les persuader de ses convictions antinazies, met en avant ses origines juives et prétend que l’immense majorité de sa collection personnelle a été détruite lors du bombardement de Dresde, en février 1945. Le peintre Max Beckmann témoigne en sa faveur. Les « Monuments Men », ces officiers chargés de la récupération d’œuvres pillées pendant la guerre, lui restituent plus d’une centaine de tableaux en 1950. Jamais, par la suite, la propriété de Hildebrand Gurlitt sur ces œuvres ne sera remise en cause. Jusqu’à sa mort, le marchand poursuit ses activités à Düsseldorf. Il y vit avec son épouse, Helene, une ex-danseuse, et leurs deux enfants, Cornelius et sa cadette de deux ans, Benita. Son frère Willibald, un musicologue renommé, a coupé les ponts quand il a appris ses activités pendant la guerre.

L’EXISTENCE DE CE TRÉSOR N’ÉTAIT PAS UN SECRET POUR TOUT LE MONDE…

A la mort de Hildebrand, sa collection disparaît des circuits officiels. Que s’est-il passé ? Cornelius avait 23 ans. Il semblerait qu’il ait commencé une formation pour la restauration d’œuvres d’art, ce qui expliquerait que les tableaux retrouvés chez lui étaient en bon état. Cinquante-cinq ans plus tard, son nom n’apparaît dans aucun fichier de l’administration allemande : il n’a jamais payé d’impôts, n’a jamais été inscrit à la caisse de retraite et ne bénéficie d’aucune assurance-maladie. Pas d’épouse, de fiancée, d’enfants. Aucun ami connu ou déclaré. A Salzbourg, dans son autre maison, ses voisins se souviennent de lui au volant de sa Coccinelle. Il saluait poliment mais ne s’arrêtait pas pour discuter. Une non-existence. En apparence, du moins. A Munich, Cornelius Gurlitt aurait toujours habité dans cet appartement acheté au début des années 1960, d’abord avec sa mère, puis seul après la mort de celle-ci en 1967. Personne, apparemment, n’a été reçu dans son étrange musée. Vie de reclus. Condamné à préserver un trésor, mais avant tout un secret porté comme une malédiction. L’honneur du père, c’est bien cela qu’il voulait encore défendre dans son courrier adressé au « Spiegel ». Il y avait bien sa sœur, Benita, une historienne d’art décédée l’an passé, pour partager son fardeau. Mais leurs liens semblent s’être distendus, et il n’entretenait plus avec elle qu’une relation épistolaire. Elle aussi avait récupéré des tableaux de leur père, vingt-deux. Une broutille en comparaison du butin soigneusement gardé par son frère.

Que faisait-il, cet étrange Cornelius, seul dans son appartement ? Contemplait-il ses toiles pour son plaisir, unique dépositaire de leur histoire, de leur destin singulier, archivé dans une documentation que les policiers ont saisie le jour de la perquisition ? Parfois, il arrivait à Cornelius de vendre un tableau : il fallait bien vivre. En un demi-siècle, selon Markus Krischer, le journaliste de « Focus » qui a révélé l’affaire, une trentaine auraient été cédés. A des galeries et des collectionneurs privés, relations de son père pour la plupart. L’existence de ce trésor n’était pas un secret pour tout le monde. Et, contrairement aux déclarations des autorités allemandes, ce n’est peut-être pas en raison d’un contrôle d’identité dans un train qu’il a été découvert. Quelques mois avant la perquisition, un incident avait pour la première fois éveillé des soupçons sur la fortune de Cornelius Gurlitt. Alors qu’il venait de mettre en vente une toile de Beckmann, « Le dompteur de lion », les descendants d’un collectionneur spolié, Alfred Flechtheim, avaient menacé de faire annuler l’opération. Cornelius, qui savait garder les pieds sur terre lorsqu’il fallait défendre son héritage, avait réussi à s’arranger avec eux. Sur les 875 000 euros obtenus, un tiers leur aurait été rétrocédé. Mais c’était un premier accroc à son invisibilité.

En dix jours, des centaines de demandes de restitution ont déjà été formulées auprès des autorités allemandes, qui ne savent plus comment se dépêtrer de cette affaire. Elles ont d’ores et déjà fait savoir qu’une majorité des œuvres serait rendue à Cornelius Gurlitt. Comme si elles avaient décidé de faire porter le poids de la culpabilité allemande sur les épaules fragiles d’un vieil homme fatigué et solitaire.

vendredi 8 février 2013

SARKO - MARTIN


10 août 1984. Coup de foudre à Neuilly : le maire tombe amoureux de la mariée ! Sarkozy et Cécilia.

Maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy célèbre le mariage de Jacques Martin et de Cécilia. La mariée est trop belle. Il la séduit.



Imaginez le supplice de Tantale : tomber follement amoureux de la femme que vous êtes en train de marier. Qui plus est, enceinte de huit mois ! C'est l'enfer vécu le 10 août 1984 par notre ancien président Nicolas Sarkozy. Il a 29 ans, il incarne l'espoir d'un parti politique, il est marié depuis deux ans avec la plus merveilleuse des femmes, et voilà que ce traître d'angelot lui décoche une flèche dans son pauvre petit coeur. Terrible. Même les auteurs de Plus belle la vie n'auraient pas la cruauté d'imaginer un tel scénario.

jeudi 7 février 2013

LÜSCHER - SERRAT



Ski aux pieds, main dans la main!
La rencontre avec les deux anciens champions de ski Peter Lüscher et Fabienne Serrat se déroule dans l’intimité de leur belle maison, située sur les hauts de Montreux. Le sympathique couple de skieurs, marié depuis 26 ans, n’est pas dépaysé. Après le lac de Constance, le natif de Romanshorn apprécie le Léman. Quant à Fabienne Serrat, elle aperçoit à quelques kilomètres la France, sa patrie d’origine (elle a, en effet, vu le jour à l’Alpe d’Huez, Isère).

Pourquoi avez-vous choisi le ski alpin comme sport?
FS: J’habitais un petit village non accessible par la route durant l’hiver. Je me suis donc retrouvé tout naturellement avec des skis aux pieds! PL: J’ai commencé très tôt le ski avec mes parents, qui étaient des passionnés. Après avoir été sept fois champion suisse de ski… nautique, j’ai opté définitivement pour le ski alpin.

FS, vous avez obtenu 10 titres de championne de France, 2 de championne du monde et 3 victoires en Coupe du Monde. Quant à vous, PL, vous avez remporté 6 victoires en Coupe du Monde. Ainsi que le classement général. Quelle est la victoire la plus importante de votre carrière?
FS: Les titres de championne du monde en géant et en combiné à St-Moritz (1974) sont les moments les plus forts. PL: Pour moi, le fait le plus marquant est sans aucun doute la victoire au classement général de la Coupe du Monde en 1979.

Un regret, une difficulté particulière?
FS: Il était très dur de se maintenir parmi les meilleurs sur une longue période. PL: Je regrette de n’avoir jamais remporté le slalom géant, ma discipline de prédilection, ainsi que mon arrêt brutal (1985), après une très grave blessure.

Je viens de faire la connaissance de votre fils Tim (21 ans) et de votre fille Iris (24 ans). Gènes obligent… font-ils du ski de compétition?
PL : Iris a fait partie des cadres C de l’équipe suisse, mais elle a abandonné la compétition suite à une blessure. Tim est membre des cadres B de Swiss Ski.

Où vous êtes-vous rencontrés… à la plage?
PL: Sur un télésiège, je crois! FS: Aux Etats-Unis lors de la finale de la Coupe du Monde. Peter avait l’avantage de parler français!

Pratiquez-vous toujours un ou plusieurs sports?
FS: Oui. J’affectionne le sport en général. PL: J’aime le vélo, la natation, le golf (Peter est un golfeur émérite!) et toujours le ski.

Quels sont vos rapports avec la santé?
FS: Il est primordial de prendre soin de soi et que chacun exerce une activité physique. PL: Prendre soin de sa santé est très important. On n’en est pas assez conscient lorsqu’on est jeune.

PAUL ACCOLA


 PAUL ACCOLA, UNE VIE BRISÉE


Au volant de son tracteur, l’ancien vainqueur de la Coupe du monde de ski a accidentellement écrasé un enfant. Skieur atypique, personnage entier et sans concession, le Grison se retrouve face au drame de son existence.

«Oui, un enfant peut vous changer un homme. C’est tellement important dans la vie.» C’est Paul Accola qui tenait ces propos quelques mois après la naissance de sa fille, Carina, en 2002. Lui, le skieur rebelle à l’air bourru et au carré franc-parler. Lui dont les mots n’étaient jamais assez durs envers la Fédération suisse de ski ou envers ceux qu’il estimait profiteurs ou paresseux. Même son collègue d’entraînement Michael von Grünigen et ses entraîneurs le disaient changé par la paternité, «plus doux», «plus équilibré». La tragédie qui le frappe aujourd’hui n’en apparaît dès lors que plus douloureuse.

Mercredi dernier, dans l’après-midi, l’ancien champion de ski à la tête d’une petite entreprise de machines, a accidentellement écrasé Jann-Andri, un garçon de 8 ans, alors qu’il fauchait un pré à Davos. Grièvement blessé, l’enfant est décédé à l’hôpital de Coire peu après le drame. «Je ne l’ai pas vu. Je ne l’ai simplement pas vu! Tout d’un coup, des chaussures de gym ont volé en l’air devant moi», a-t-il dit en pleurant au paysan Joos Kindschi, dont il travaillait le champ. Selon un témoin, l’ex-champion grison aurait demandé, quelques minutes avant le drame, à l’enfant, qui habitait la maison voisine, de s’éloigner, rapporte le quotidien Blick. Toute la région est affligée par ce dramatique accident, même si parfois pointe l’énervement. «Les gens réagissent ici exactement comme ils réagiraient chez vous: ils sont tristes, ont de la compassion; maintenant on a assez parlé de cette affaire», s’emporte Robert Ambühl, vice-président de la commune de Davos, agacé par le battage médiatique suscité par le drame. L’ex-champion de ski, lui-même père de trois enfants de 4, 7 et 10 ans, est profondément choqué par la tragédie. Deux jours après le drame, il a rencontré les parents du petit Jann-Andri sur la prairie fatale et, lundi, Paul Accola a assisté avec sa femme, Valérie, à l’enterrement. «C’est terrible pour lui, surtout que c’est un gars simple, attaché à la terre et à la famille», observe le descendeur William Besse, ancien coéquipier de Paul Accola dans l’équipe nationale de ski.

L’ÉGAL DE TOMBA
Le Grison a connu une carrière en dents de scie avec très vite des hauts et très longtemps des bas. A 20 ans, à la surprise générale, il gagne la médaille de bronze du combiné aux Jeux olympiques de Calgary, en 1988. Mais c’est lors de l’hiver 1991-1992 que son talent explose. Il gagne sept victoires, décroche le globe de cristal de super-G et, surtout, le classement général de la Coupe du monde. Il est alors l’égal de la star Alberto Tomba, qu’il bat deux jours de suite successivement, en géant et en slalom, à Breckenridge, au Colorado. Un skieur italien qu’Accola admire «parce qu’il ne fait que ce qu’il veut». Le Grison est porté aux nues, notamment par les médias transalpins, trop contents de pouvoir opposer un rival à leur champion national.

Charpentier de formation, Paul Accola a des dehors taillés à la hache, le verbe mal dégrossi. En 1992, aux JO d’Albertville, il passe la ligne d’arrivée du slalom en arrière, présentant ostensiblement son postérieur aux membres du comité olympique puis, de rage, excédé par une piste jugée indigne, enterre son dossard dans l’aire d’arrivée!

«Il disait toujours ce qu’il pensait mais, au moins, tu savais à quoi t’en tenir avec lui, se souvient William Besse. Il a parfois exagéré, mais ses critiques contre Swiss-Ski étaient souvent fondées; nous, on était un peu plus diplomates…» Hors des pistes, ses propos définitifs ne lui valent pas que des amis. «Les Tamouls qui sont ici portent tous des vestes en cuir alors que les paysans de montagne n’ont rien», déclare-t-il. Ses positions affichées contre l’entrée de la Suisse dans l’EEE lui font alors perdre des sponsors.

ÉCORCHÉ VIF
Sur la piste, les succès de 1992 font place aux blessures: genou gauche en 1993, cheville gauche en 1994; en 1995, il percute même son entraîneur Fritz Züger à l’entraînement et se casse le genou droit.

Robert Ambühl, vice-président de la commune de Davos

L’homme semble en perpétuel conflit avec ce qui l’entoure, fâché contre le monde entier. «C’est un écorché vif», glisse un ancien de Swiss-Ski. Ingérable, il est souvent en retard, rate des rendez-vous avec des sponsors et se voit plusieurs fois amendé. Mais on ne dit pas ce qu’il doit faire à Paul Accola. Condamné à 10 000 francs d’amende, il vient au siège de la fédération, à Berne, paie son dû et donne 10 000 de plus pour la relève! «Il est malin, poursuit notre interlocuteur, et pourtant ça représentait beaucoup d’argent pour lui.»

PLUS DOUÉ QUE CUCHE
Il a du talent à revendre, on le dit plus doué que Didier Cuche. «Oui, il avait un vrai talent naturel. Cuche, c’est différent; lui, c’est un monstre bosseur», analyse William Besse. Homme de terrain, Paul Accola n’a pas que du talent sur les pistes enneigées mais aussi dans les champs. Fan de pelles mécaniques, il participe même à l’émission de télévision allemande Wetten dass… où il est opposé, dans une épreuve d’habileté, au meilleur professionnel autrichien. Surprise, c’est le Suisse qui l’emporte. L’homme a toujours su répondre présent lors des grands rendez-vous. Aux Mondiaux de Vail, en 1999, il gagne la médaille de bronze du combiné mais boude la fête en son honneur au Chalet suisse. «Si ma médaille doit sauver la tête d’un seul de ces minichefs, je la rends», dit-il, toujours en conflit avec Swiss-Ski.

Au-delà de ses coups de gueule, Paul Accola est un vrai passionné. D’ailleurs, si on ne le voit plus en Coupe du monde depuis 2005, il n’a jamais vraiment pris congé, preuve de son attachement viscéral au ski. Chez lui, à Davos, il a mis sur pied une fondation qui soutient les jeunes sportifs. Ces dernières années, il s’est engagé en politique auprès de l’UDC, où sa femme est secrétaire générale de la section locale. Deux fois, il s’est présenté comme candidat au parlement davosien, sans succès, comme aux élections fédérales de l’an dernier où, présent sur les listes du parti agrarien, il n’a pas non plus été élu.

Le Grison s’est souvent relevé, après des blessures, après des échecs. Mais aujourd’hui, confronté à la mort de Jann-Andri, passé sous la machine qu’il conduisait, Paul Accola fait face à un drame dont on ne se relève jamais complètement.

PATRICK JUVET > «LA VIEILLESSE C’EST DANS LA TÊTE»


LA VIEILLESSE C’EST DANS LA TÊTE»
60 ANS

Le chanteur a fêté son anniversaire samedi sur scène. Sa mère, Janine, avait fait le déplacement pour l’occasion. Malgré trois gâteaux et une multitude de messages de sympathie, Patrick Juvet peine à faire son âge.

NANCY, SA SOEUR ET PATRICK JUVET

«Il fêta ses 20 ans ébloui par les flashs de Saint-Tropez, un verre dans une main et un contrat chez Barclay dans l’autre; ses 30 ans au château de Grandson avec L’illustré, aveuglé par la lumière du jour et effrayé par la perspective de vieillir; ses 40 ans comme une renaissance, entouré de sa famille à Paris. Il célébrera son demi-siècle le 21 août à Barcelone. Un lundi au soleil, seul avec sa meilleure amie.»
C’était il y a dix ans dans notre magazine. Patrick Juvet avait 50 ans. Dire qu’il les fêtait aurait été exagéré. Il préférait parler d’avenir, de musique, de projets. Il venait de s’installer en Espagne et ne touchait plus à l’alcool depuis quelque temps déjà. On ne s’était pas dit «rendez-vous dans dix ans», mais samedi 21 août, Juvet a eu 60 ans et L’illustré était encore là pour feuilleter l’album souvenir de l’unique chanteur suisse numéro un aux Etats-Unis, «le seul qui sache faire danser en français», selon la célèbre formule de Jean-Jacques Goldman.

Les années 2000 n’ont pas été un long fleuve tranquille pour le blond Patrick. Sa meilleure amie, le grand amour de sa vie, Florence, a été emportée par un cancer. Il a aussi perdu son père. Ils n’étaient pas très proches, mais pour un fils, ce deuil n’est jamais anodin. Il a retouché à l’alcool, sévèrement, avant de s’en libérer tout aussi radicalement. Il a publié une autobiographie, Les bleus au cœur, qu’il juge avec le recul «pas très intéressante». Enfin, le succès phénoménal de la tournée Age tendre et tête de bois, où il fait figure de «petit jeune», l’a remis en selle financièrement et professionnellement.

Ce qui n’a pas changé en dix ans, c’est son peu de goût pour les anniversaires. C’est d’ailleurs sans état d’âme qu’il avait accepté de chanter le jour même de ses 60 ans à Courtenay, une petite ville du Loiret, à une heure trente de Paris. Seul regret: ne pas avoir sa maman, Janine, à ses côtés. Notre venue permet d’accompagner la vieille dame et de réunir la mère et le fils.

SMS DE PIERRE PALMADE
En chemin, Janine Juvet, 81 ans, évoque avec pudeur les hauts et les bas de son Patrick. «On l’a laissé faire ses expériences. De toute façon, il n’avait pas le caractère à écouter… Depuis la mort de son père, il me téléphone presque tous les jours. Ça dure des fois cinq minutes, des fois une heure.»

Dans le ton, le même naturel et la même simplicité que son fils. «On me dit souvent: «Vous devez être fière…» Et aussi: «Ah, ça a dû être dur…»

Ni l’un ni l’autre. Je suis bien évidemment fière de Patrick, mais comme de mes deux autres enfants, Daniel et Nancy. Et ça n’a jamais été dur pour son père et moi parce que Patrick s’est toujours assumé seul. Par contre, nous l’avons toujours soutenu. Quand il a fait son fameux maquillage à la Bowie à l’Olympia, même son grandpère avait trouvé cela très bien.»

A Roissy, où le chanteur a ses habitudes au Sheraton situé dans l’aéroport, les retrouvailles sont discrètes et émouvantes. Mme Juvet s’inquiète de voir son fils porter des jeans troués – «mais maman, ils coûtent 290 euros…» –, hausse les épaules l’air de dire «tu es bête…» lorsqu’il la taquine malicieusement, et se réjouit de le voir investir dans un bel appartement parisien, lui qui «quand il avait 100 francs en dépensait 200». Janine est heureuse d’être là, même si elle sait d’expérience qu’elle n’aura son fils pour elle que quelques minutes volées à l’emploi du temps de la star.

D’ailleurs, il est déjà temps de prendre la route de Courtenay. La puissante berline allemande file. Au volant: Yann Ydoux, l’agent de Patrick Juvet. Patrick est assis devant, deux téléphones portables sur les genoux. Les messages d’anniversaire affluent. «Les premiers sont tombés à 1 h 30 du matin, explique-t-il, l’heure exacte de ma naissance.» Celui de Pierre Palmade évoque trois périodes de la vie: incandescence à 20 ans, reconstruction à 40, quiétude à 60. Juvet est moyennement d’accord. «Je ne suis pas dans la quiétude! Je reste avide de tout commencer; je prends des risques, je ne suis rassuré de rien. J’ai plus d’expérience, oui, mais je continue de découvrir.»

DES CRABES DANS LE COFFRE
Avant le concert, un dîner est prévu dans une bâtisse campagnarde voisine. Autour de la table dressée dans le parc, quelques notables locaux, Claudine, son ancienne assistante demeurée une amie proche, sa mère Janine et sa sœur Nancy, arrivée de Roscoff avec son compagnon, quelques présents et des crabes vivants dans la voiture. Patrick Juvet reçoit quelques cadeaux: un parfum, un sweatshirt à capuche, un livre sur Gainsbourg. Assistante sociale à Genève, Nancy est née cinq ans après Patrick. «Après deux garçons, ma mère voulait une fille, plaisante le chanteur. Avec moi, elle n’était pas tombée loin: mi-fille mi-raisin!» Claudine, que Patrick a «placée» chez Pierre Palmade avant de partir à Miami, apprécie ce bonheur retrouvé. «Je l’ai connu beaucoup plus mal. Là, il est vraiment bien. Dans le milieu, tout le monde l’aime bien et le respecte.»

«Je suis heureux, je peux vraiment le dire. Honnêtement, je ne sais pas que j’ai 60 ans»

Patrick Juvet
Le temps de souffler les bougies de son premier gâteau d’anniversaire de la soirée et Juvet s’éclipse pour se reposer avant son tour de chant. Il passe à 23 h 15 sur la place Honoré-Combe, à l’occasion de la foire artisanale. Le concert est gratuit mais une demi-heure avant l’heure dite, ils ne sont qu’une vingtaine de fans massés devant la barrière… En quelques minutes, quatre mille personnes, l’équivalent de la population de la ville, surgissent d’on ne sait où, en bras de chemise et talons plats.

Patrick, costume Gucci noir, est lui aussi transfiguré lorsqu’il apparaît sur scène. Même s’il n’a pas d’orchestre derrière lui, même s’il joue une fois encore les mêmes tubes (La musica, I love America, Où sont les femmes?, Le lundi au soleil, etc.), il se donne sans compter. Son plaisir est manifeste. A 60 ans, il garde la pêche et une sacrée expérience de la scène. Il fait monter les femmes – et même sa mère – sur scène, les fait danser, fait chanter la foule. Un solide moustachu, à qui il ne manque que le crayon de menuisier sur l’oreille, connaît toutes les paroles par cœur!

Un triomphe! En coulisses, Taoufik – «Taoufik ça suffit, tout le monde me connaît ici» – est ravi d’avoir misé sur le Suisse. «Ça fait dix ans que je m’occupe de la fête, on a eu Dave, on a eu Boney M, la Compagnie créole; c’est Juvet le meilleur! Et ça me fait plaisir parce qu’il a fermé leur gueule à certains qui n’en voulaient pas, vu que c’est un homosexuel et tout ça…» Patrick Juvet est content, lui aussi. «Sans prétention, c’est partout comme ça en ce moment. Les gens me disent: «Vas-y, t’es pas ringard.» Un avis visiblement partagé. «Quelqu’un est venu me faire une proposition pour Hong Kong», lui annonce Yann Ydoux, son agent.

«JE SUIS HEUREUX»
Un nouveau gâteau d’anniversaire plus tard et la vedette s’engouffre dans la voiture. Il est près de 3 heures du matin lorsque la petite troupe regagne l’hôtel. Le personnel l’attend là encore avec un gâteau d’anniversaire. Le temps de souhaiter bonne nuit à sa mère et Patrick Juvet est presque frais et totalement dispos pour l’interview.

Comme il y a dix ans, il parle surtout de ses projets, de ses envies. «Il n’y a rien de nouveau dans ma vie, mais ça n’a jamais aussi bien marché.» Il cartonne avec la tournée Age tendre, où il est le mieux payé après Sheila. Et quand il ne chante pas avec Isabelle Aubrey ou Richard Anthony, il peaufine la sortie d’un single avec les DJ les plus cotés du moment. «Je teste mon single en le faisant écouter sans dire que c’est moi. Les gens adorent.»

A 4 heures du matin, Patrick Juvet déclare: «Je suis heureux, je peux vraiment le dire. Je suis bien dans ma peau et, honnêtement, je ne sais pas que j’ai 60 ans.»

Son objectif est de refaire l’Olympia en 2012, presque quarante ans après. «Ma mère s’accroche à ça. Cela lui ferait tellement plaisir.» Dans la suite d’à côté, Janine Juvet dort. Peutêtre en rêve-t-elle déjà...

CHARLOT ET SES DESCENDANTS



LA SAGA FAMILIALE
LES HÉRITIERS DE CHARLOT

A l’heure où un musée à sa gloire s’apprête à voir le jour dans son manoir de Corsier-sur-Vevey (VD), «L’illustré» est parti à la rencontre des petits-enfants de Charlie Chaplin. Qui sont-ils? Que sont-ils devenus? Plongée dans une véritable saga familiale.

Ils s’appellent Stephan, Carmen, Dolorès, Kathleen, Tracy, Georges, Tim, Christian, Shane, Oona, Julien, Charlie, Arthur, Aurélia, James, Kiera, Laura, Kevin, Shannon, Spencer, Orson, Osceola et, pour les petites dernières, Oona et Skye, 3 ans. Ce sont les 24 petitsenfants de Charlie Chaplin, l’un des plus grands génies du XXe siècle. Certains l’ont connu, un peu, dans les dernières années de sa vie à Corsier-sur-Vevey, alors que la plupart n’étaient pas encore nés. Mais tous vivent aujourd’hui avec ce lourd héritage sur les épaules et, chacun à sa façon, dans le culte de leur illustre ascendance, qu’ils vénèrent ou à laquelle ils tentent d’échapper parfois, sans jamais y parvenir totalement.

Dans cette fratrie dont les prénoms sont d’origine anglaise ou irlandaise, pas un seul plombier, pas d’employé des postes ni de fonctionnaire.

On cherchera en vain un docteur, un avocat, un policier ou même un repris de justice. Tous sont des artistes-nés et d’éternels vagabonds, acteurs, comédiens, musiciens, stylistes, peintres, écrivains, sportifs, danseurs, passionnés de cirque et de cinéma. Orson vient de sortir un disque de rap à Los Angeles, Julien travaille dans le cinéma, Spencer est musicien dans un groupe de rock classique, Tracy donne des cours d’arts martiaux, Kiera a été top-modèle, Shannon et Kevin sont encore étudiants, Laura aime la peinture et le dessin, Oona est actuellement en tournage à Cuba, Shane s’occupe d’enfants autistes avec des dauphins en Floride, Arthur termine une école d’aéronautique à Clermond-Ferrand, pour n’en citer que quelques-uns… Ils vivent en Suisse, en Hollande, en Angleterre, en France, aux Etats-Unis, en Irlande, en Espagne ou en Colombie. Tous, bien sûr, ne s’appellent pas Chaplin, le grand Charles ayant eu, avec sa dernière épouse Oona, cinq filles et seulement trois garçons. Ce qui permet à certains de se fondre plus facilement dans le moule de l’anonymat.

HÉRITAGE PESANT
A l’image de James Thierrée - fils de Victoria -, le plus connu des petits-enfants de Charlot, artiste génial, mime, acrobate, comédien, bardé de récompenses dans le monde entier. Il vient de terminer le tournage d’un film au Québec avec Claude Miller et refuse toute interview.

Il veut être reconnu pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est, lassé qu’on lui parle sans arrêt de son grand-père, même s’il ne peut évidemment échapper à la comparaison.

«A qui d’autre que Chaplin doit-il sa silhouette fine d’une grâce féline, son sourire de môme carnassier, ses pommettes hautes, sa tignasse brune? s’interroge Bertrand Meyer-Stabley dans la belle et pudique biographie qu’il vient de consacrer à Oona Chaplin (Ed. Pygmalion). Quand James Thierrée entre en scène, on ressent toujours la sensation troublante que l’ombre de Charlot se profile joliment derrière lui, en un étrange décalque, que son bon génie lui souffle son inspiration, sa poésie, son âme.»

Mais tous ne se cachent pas. D’autres assument avec plus ou moins de bonheur, légitimement fiers de ne pas être n’importe qui, revendiquant sans rougir l’héritage familial et l’illustre patronyme. Preuve de son attachement, Laura Chaplin, par exemple, est allée jusqu’à se faire tatouer, à l’âge de 18 ans, la silhouette de Charlot sur son avant-bras. «Evidemment, je regrette de ne pas l’avoir connu, confesse-t-elle, mais je suis fière de vivre dans son ombre, même si d’autres dans ma famille le vivent plus mal. Porter le nom de Chaplin procure évidemment des avantages et des occasions.

«Je suis fière de vivre dans son ombre»

Laura Chaplin
Le revers de la médaille, c’est qu’on est parfois immédiatement classé, victime de préjugés, mais ce n’est pas bien grave.» La jeune femme, qui vit à Châtel-Saint-Denis, se lance désormais dans une carrière de styliste, avec sa petite-cousine lausannoise Tamara Chaplin, l’arrière-petitefille de Charlot – elles ont toutes les deux presque le même âge et projettent de monter ensemble une petite entreprise. Diplômée d’une école d’art en Angleterre, Laura peint aussi dans ses moments de loisir, mais hésite encore à exposer ses œuvres: «Je suis assez perfectionniste dans tout ce que je fais, je ne suis jamais satisfaite.» Ses thèmes de prédilection? «Charlot, les femmes nues et les chevaux.»

Des chevaux - sa grande passion - qu’elle monte quotidiennement «depuis l’âge de 3 ans, raconte-t-elle. J’ai commencé avec des poneys, au manoir, et aujourd’hui j’ai Dolly, une jument de 14 ans que j’ai ramenée d’Angleterre.»

AÏEUX PRESTIGIEUX
Tamara, elle, cohabite avec trois personnages illustres dans son arbre généalogique: Charlie Chaplin, bien sûr, mais surtout celui qu’elle considère comme son grand-père, même si elle n’en a pas le sang, Serge Reggiani («un grand-père formidable que j’accompagnais souvent en tournée»), qui fut l’époux de sa grand-mère, Noëlle Adam.

Sans oublier Lita Grey, actrice hollywoodienne, son arrièregrand-mère, qui fut la seconde épouse de Charlie Chaplin, qu’elle a rencontrée à Los Angeles peu avant sa mort en 1995 et dont on dit que la vie tumultueuse inspira en partie la Lolita de Nabokov. «C’était une vieille dame exquise et charmante», rapporte Tamara.

«Quand je dis que je suis le petit-fils de Charlie Chaplin, on me regarde un peu comme si j’étais le cousin de Tintin, s’amuse pour sa part Charlie Sistovaris, le fils aîné de Joséphine.

C’est un personnage qui appartient tellement au public qu’il y a peu de place pour une perception plus intime.» Charlie se rappelle surtout son grand-père comme d’«un vieux monsieur impotent arrivé à la fin de sa vie et qui ne parlait plus beaucoup.

Mais, même pour l’enfant que j’étais, il dégageait quelque chose, une aura, un respect autour de lui, raconte-t-il. Je me souviens de lui assis dans le boudoir du manoir avec son chat sur ses genoux.» Un chat prénommé Othello qui, une heure avant la mort de Charlot, le 24 décembre 1977, a miaulé anormalement, presque hurlé, dans tout le manoir, comme s’il avait deviné ce qui allait se passer.

MANOIR ENCHANTÉ
Ce manoir de style néoclassique de 24 pièces, situé dans la magnifique propriété de 14 hectares que Charlie Chaplin avait acquise en 1953, reste pour tous les petits-enfants un souvenir lumineux, et chacun d’entre eux admet y avoir vécu des moments magiques et inoubliables. «C’était un paradis, se souvient Charlie Sistovaris, et pour l’imaginaire d’un enfant une source de jeux inépuisable.

«Je n’ai pas été élevée dans le culte de Charlot»

Kiera Chaplin
J’ai encore l’image de mon oncle Christopher s’amusant à me faire peur dans l’escalier de service. Il y avait aussi ce vaste grenier et, dans le parc, cette forêt qui paraissait immense et où nous redoutions de nous enfoncer.» «Je me souviens de chambres au troisième étage du manoir, remplies de jouets, témoigne pour sa part Kiera Chaplin, ex-top-modèle, devenue romancière. Quand j’étais petite, la maison me paraissait tellement grande. On disait même qu’elle était hantée. C’est vrai, on ressent quelque chose. J’ai passé plein de temps dans ce manoir, sans jamais avoir l’impression d’être seule. C’était un peu bizarre…»

«Quand j’étais petite, poursuit Kiera, au manoir j’avais un poster du Kid dans ma chambre et j’étais sûre que l’enfant, c’était moi, accompagnée de mon grand-père. Je n’ai pas été élevée dans son culte, mon père ne nous passait pas ses films. Charlot était présent, sans être trop présent. Mais, toute petite, je me rendais bien compte que j’avais un nom pas comme les autres. Quand des films passaient à la télé, on me disait: «C’est ton grand-père.»

Quand on passait à côté de la statue de Charlot sur les quais de Vevey, on me disait: «C’est ton grand-père.» Mais tout ça était un peu abstrait. Ce n’est que plus tard que j’ai eu la notion de tout ce qu’il avait fait et de qui il était réellement. La première fois que j’ai réellement compris l’importance de mon grandpère, c’était à l’école de Corsier, quand j’ai découvert sa photo dans un livre d’histoire. Et puis, plus tard, en voyageant dans le monde entier. A Calcutta, j’ai découvert un théâtre Chaplin et un parc Chaplin. Il a vraiment réussi à conquérir le monde.»

PATRIMOINE FAMILIAL
Aujourd’hui, chacun des petitsenfants de Charlie Chaplin veut évidemment vivre sa propre vie et écrire son propre destin. Seul Charlie Sistovaris, un peu par la force des choses, vit en permanence avec le souvenir de son grand-père: il travaille à Paris au bureau Chaplin, la société qui gère le patrimoine familial et les droits, et s’occupe de la restauration des films et des milliers de photos qui dormaient dans les caves du manoir de Ban.

«Il y a presque une dimension christique dans le personnage de Charlot. Plus je passe de temps avec lui, plus je l’aime», glisse-t-il malicieusement. En mai 1969 déjà, devant quelques journalistes qu’il avait réunis à l’auberge de l’Onde, à Saint-Saphorin, Charlie Chaplin expliquait gravement avoir précieusement conservé tous les négatifs originaux de ses films. «Si un jour mes enfants sont ruinés, disait-il, ils pourront toujours les montrer sous un chapiteau. Cela fera encore rire des millions de gens.»


LA DYNASTIE CHAPLIN
LES 24 PETITS-ENFANTS DE CHARLOT
Stephan Chaplin.

Fils de Sydney (enfant du premier mariage de Charlie Chaplin avec l’actrice Lita Grey). 50 ans en septembre. Le plus âgé de tous les petits-enfants de Charlot, il vit à Paris. Père de Tamara.

Oona Chaplin.

Fille de Géraldine. 24 ans. Actrice, elle a tourné notamment dans le dernier James Bond, et est actuellement en tournage à Cuba. Vit à Londres.

Shane Saura Chaplin.

Fils de Géraldine et du réalisateur Carlos Saura. 36 ans. A suivi une formation de psychologue, s’occupe d’enfants autistes à Miami.

Carmen Chaplin.

Fille de Michael. 37 ans. Actrice. Vit à New York.

Dolorès Chaplin.

Fille de Michael. 39 ans. Actrice. Vit à Paris.

Kathleen Chaplin.

Fille de Michael. 35 ans. Auteur et chanteuse. Vit à Paris.

Tracy Chaplin.

Fils de Michael. 30 ans. Vit à Lausanne où il donne des cours d’arts martiaux. A été champion européen de jiu-jitsu brésilien.

Georges Chaplin.

Fils de Michael. 24 ans. Vit dans le Lotet-Garonne. Fan de motocross, il s’est lancé dans l’acrobatie.

Tim Chaplin.

Fils de Michael.

Christian Chaplin.

Fils de Michael, d’un premier mariage. Vit en Angleterre.

Charlie Sistovaris.

Fils de Joséphine. 39 ans. Coresponsable du bureau Chaplin à Paris.

Arthur Gardin.

Fils de Joséphine. 24 ans. Termine une école d’ingénieur en aéronautique à Clermont-Ferrand.

Aurélia Thierrée.

Fille de Victoria. 38 ans. Artiste, vit entre New York et Paris.

James Thierrée.

Fils de Victoria. 36 ans. Artiste, comédien. Vit à Paris.

Kiera Chaplin.

Fille d’Eugène. 27 ans. Romancière, comédienne. Vit à New York.

Laura Chaplin.

Fille d’Eugène, 23 ans. Peintre et styliste. Vit à Châtel-Saint-Denis.

Kevin Chaplin.

Fils d’Eugène, 17 ans. Etudiant. Vit en Hollande.

Shannon Chaplin.

Fille d’Eugène. 19 ans. Etudiante. Vit en Hollande, actuellement serveuse dans un restaurant à Eindhoven.

Spencer Chaplin.

Fils d’Eugène. 21 ans. Musicien dans un groupe de rock classique. Vit entre Vevey et Londres.

Skye Chaplin.

Fille d’Eugène. 2 ans. Sœur jumelle d’Oona. Vit à Vevey.

Oona Chaplin.

Fille d’Eugène, 2 ans. Sœur jumelle de Skye. Vit à Vevey.

Julien Ronet.

Fils de Joséphine et de l’acteur Maurice Ronet. 27 ans. Vit en Irlande. Diplômé de l’école de cinéma de Dublin, il travaille pour une société de location de caméras.

Orson Salkind.

Fils de Jane. 23 ans. Ingénieur du son et comédien. Vit à Los Angeles.

Osceola Salkind.

Fils de Jane. 16 ans. Vit à Carthagène (Colombie) avec sa mère, qui s’occupe avec dévouement de cet enfant autiste.

AUDREY HEPBURN


 LE FILS D'AUDREY HEPBURN: «JE L'APPELAIS SIMPLEMENT MAMMA»

HOMMAGE


LE FILS D'AUDREY HEPBURN: «JE L'APPELAIS SIMPLEMENT MAMMA»
Elle était le symbole même de la féminité, une icône absolue et une mère exemplaire. Vingt ans après sa disparition, le 20 janvier 1993 à Tolochenaz (VD), Luca Dotti (43 ans), son fils cadet, raconte Audrey Hepburn.

«J’étais tout petit, ici, en Suisse. Un jour, un type s’approche de moi et me demande: «Alors, c’est comment d’être le fils d’Audrey Hepburn?» J’ai répondu: «Vous vous trompez, Monsieur, moi, je suis le fils de Mme Dotti!» Il en rit encore, Luca Dotti, bientôt 43 ans. C’est pourtant bien lui, le fiston de «la brindille», comme la surnommait Gary Cooper, débutante oscarisée en 1953 dans Vacances romaines, puis inoubliable interprète de Moon River dans Diamants sur canapé.

L’image d’Audrey Hepburn est exemplaire. Pour une star de Hollywood, c’est rare. Une icône chic et glamour, mais humaine, drôle et tendre.

Cette éternelle amoureuse, née à Ixelles, dans la banlieue de Bruxelles, faisait palpiter le cœur des hommes. Elle se maria deux fois, dont la première avec l’acteur Mel Ferrer, rencontré sur scène, au théâtre. Leur fils Sean vit le jour à Lucerne en 1960. Leur union fut cependant orageuse et se solda par un divorce. Neuf ans plus tard, lors d’une croisière en mer Egée, elle céda au charme d’Andrea Dotti, un psychiatre italien de dix ans son cadet. Leurs amours passionnées débouchèrent sur la naissance de Luca, le 8 février 1970, à Lausanne, avant de s’éteindre et la star vécut ensuite, selon ses propres aveux, les plus belles années de sa vie auprès de Robert Wolders, un acteur hollandais. En concubinage.

À L’ABRI, EN SUISSE
Elle avait choisi la Suisse pour sa neutralité, convaincue que jamais une guerre n’y éclaterait. Elle qui, petite, avait adoré lire Heidi, idéalisait notre pays, notamment Gstaad, où elle se dénicha un modeste chalet. A Tolochenaz, elle jeta son dévolu sur une ancienne bâtisse baptisée La Paisible.

Depuis vingt ans, Audrey Hepburn repose dans le petit cimetière du village qu’elle aimait tant. Personne ne l’a oubliée. Les témoins se souviennent encore de la foule de 25 000 personnes qui assista à ses obsèques le 24 janvier 1993, quatre jours après sa mort consécutive à un cancer du côlon, à 63 ans.

A la différence de Sean Hepburn Ferrer (52 ans), son grand frère devenu producteur, qui connut un peu de la période paparazzis et accepta, à la mort de sa mère, de diriger la Fondation Audrey Hepburn pour les enfants, Luca Dotti a profité d’un traitement de faveur. «Jusqu’à l’âge de 35 ans, j’ai eu la chance de pouvoir mener ma propre vie», confie-t-il, reconnaissant.

Graphiste typographe de formation, Luca a notamment travaillé chez Stark, à Paris, puis il a migré à Rome. Divorcé une fois et remarié avec Dometilla Bertusi, une Lausannoise rencontrée en Italie (!), il est aujourd’hui le père de trois enfants: Vincenzo, né d’un premier mariage, Marta et Alice. Luca Dotti n’a succédé à son frère à la tête de la fondation que l’été dernier. Naturellement pudique, il est désormais (un peu) dans la lumière.

«Je l’appelais simplement Mamma», confie-t-il, ému, au sujet de sa mère, dans un français fleurant bon le Sud. Difficile de deviner son ascendance maternelle sur son visage d’adulte, barbu et un peu joufflu, même si le regard, la bienveillance et la drôlerie sont identiques.

La maison de Tolochenaz, où il a vécu, a été vendue. «C’était trop grand, confie-t-il. Aujourd’hui, ma mère serait ravie de la savoir occupée par une famille de sept enfants!» Des souvenirs avec sa mère, Luca en a partout dans le coin. Il se souvient encore de la réaction de ses copains la découvrant au naturel. «Un jour, l’un d’entre eux m’a dit: «Mais elle est géniale ta mère: elle est complètement normale!» Ses parents étaient convaincus qu’étant une célébrité, elle devait forcément se comporter de façon bizarre...»

FAN DE SPIELBERG
Dès l’âge de 5 ans, Luca se rend seul à l’école de Tolochenaz, à vélo. Il n’a pas 10 ans lorsqu’il voit pour la première fois un film avec sa mère: «C’était Sabrina, je crois. Il n’y avait pas encore de VHS. Mon père avait loué un projecteur. A un moment, ma mère embrasse son partenaire, mais moi, j’ai vu ma mère embrasser un mec! J’étais sûr que mon père allait piquer une crise.»

A la Paisible comme à Gstaad, Audrey Hepburn reçoit parfois des gens de cinéma, ses amis. «Je me souviens de Jimmy Stewart, poursuit Luca, de Diana Ross aussi, à Tolochenaz. A Gstaad, il y avait souvent Roger Moore. J’aurais tant voulu que ma mère joue la méchante dans un James Bond!»

Audrey Hepburn acceptera en revanche tout de suite de jouer un ange dans Always (1989), son dernier film, réalisé par Steven Spielberg. «J’étais à la maison quand elle a reçu le coup de fil lui annonçant qu’elle avait le rôle. Elle était tout excitée et m’a dit: «Tu te rends compte? Je vais tourner avec l’homme qui a fait E.T., c’est génial! Elle était si enthousiaste. Il faut dire qu’elle considérait Steven Spielberg comme un génie.»



«Ma mère serait ravie de savoir que cette maison est aujourd’hui occupée par sept enfants»

Luca Dotti


Parmi les proches de leur mère avec lesquels Luca Dotti et Sean Hepburn Ferrer sont restés en contact étroit, il y a le couturier Hubert de Givenchy et Doris Brynner, veuve de l’acteur Yul Brynner, Vaudoise d’adoption elle aussi. «Je la considère comme ma deuxième maman», confie Luca.

Grand fumeur comme sa mère – l’un de ses rares défauts –, Luca Dotti n’a pas oublié les rumeurs, souvent alarmistes, que la presse lançait sur elle, la disant dépressive sur la base de photos floues prises au téléobjectif, ou anorexique.

Que n’a-t-on écrit sur la silhouette d’Audrey Hepburn? Il est vrai qu’avec 40 kilos à peine pour 170 centimètres, cette ancienne danseuse classique donnait l’impression d’être en verre. Elle adorait manger, pourtant. Luca Dotti s’apprête à publier un livre de cuisine comprenant 40 recettes de sa mère, toutes accompagnées de savoureuses anecdotes. Elle qui avait connu, en Hollande, les privations de la guerre, allant jusqu’à bouillir des bulbes de tulipes «et même de l’herbe», précise son fils, pour se nourrir, avait failli mourir de faim. Sans le secours de l’UNICEF, à l’origine de son engagement, elle aurait succombé.»

Audrey Hepburn a choisi d’abandonner sa carrière d’actrice à 39 ans pour se consacrer aux enfants, les siens d’abord, puis ceux de l’UNICEF. Rares sont les célébrités qui ne traînent aucune casserole. Audrey Hepburn est une exception. L’acteur William Holden, son partenaire dans Sabrina (1954) et son amant, accessoirement, est sans doute celui qui l’a le mieux décrite en déclarant: «Audrey représente ce qu’il y a de bon et de juste en chacun de nous.»

LISE-MARIE MOREROD


«CHAQUE JOUR EST UN CADEAU»




DÉCEMBRE 1977

Une de nos plus grandes championnes de ski. Vingtquatre victoires, dont la Coupe du monde en 1977. Un terrible accident met fin à cette brillante carrière, dont elle conserve aujourd’hui encore des séquelles physiques. Il y a dix ans, ruinée par un ami indélicat, elle confiait à la presse être au bord du gouffre.

La championne cabossée par la vie a-t-elle remonté la pente?
Ce n’est pas le top, je sors d’une sinusite purulente qui a bien failli m’emporter.

Il y a dix ans, nous évoquions vos problèmes d’argent et votre attrait pour le jeu. Où en êtes-vous?
Je gère mieux. Mais, à l’époque, certains m’ont présentée comme une profiteuse qui réclamait de l’aide pour aller jouer. Ça m’a cassée. J’ai mis dix ans à me reconstruire. Mon mariage n’a pas résisté. J’ai toujours travaillé pour gagner ma vie et je n’ai jamais eu de dettes de jeu!

Vous jouez toujours?
Modérément. Je me fixe une somme limite qui ne dépasse jamais 50 francs. Bien sûr, c’est toujours tentant, les machines à sous. On gagne 20 francs, on aimerait en avoir 40 parce qu’on a besoin d’améliorer son ordinaire. Les gens qui jouent comme moi au bistrot sont des gens qui n’ont pas d’argent!

De l’amertume, parfois, par rapport aux championnes qui ont su faire fructifier leurs millions?
J’essaie de ne pas être jalouse. Quand j’ai perdu la médaille d’or du géant, au Championnat du monde de Garmisch en 1978, pour 5 centièmes, je me suis dit: «C’est super d’avoir une médaille d’argent!» Aujourd’hui, je peux marcher, je donne des cours de ski, je m’occupe de personnes âgées qui illuminent ma vie, j’ai un fils qui est magnifique, je prends chaque jour comme un cadeau. Mon modèle dans la vie, c’est Laurent Fignon, un magnifique champion!

Qu’est-ce qui vous manque le plus?
Dix mille francs sur mon compte… Côté coeur, j’ai deux gaillards en ligne de mire, mais c’est dur de choisir, et je ne suis pas facile à vivre! (Rire.)

Que conseilleriez-vous à une jeune qui rêverait de skier sur vos traces?
Mon adage: l’expérience est le nom que l’on donne à ses erreurs!

lundi 4 février 2013

LES ACTEURS DE FRIENDS


Que sont devenus les acteurs de Friends ?

Si Courtney Cox a réussi sa carrière avec la série Cougar Town et une autre en préparation avec son ex mari, si Jennifer Aniston enchaine les films, les autres acteurs de la sitcom ont il réussi ?
Matt Leblanc, David Schwimmer, Lisa Kudrow et Matthew Perry ont-ils réussi leur après Friends ? Il semble que non. Entre déceptions amoureuses et traversée du désert dans leur carrière d'acteur, les anciennes stars n'ont pas réussi à décoller après l'arrêt de la sitcom Friends.

Matt Leblanc alias Joey Triviani a tenté sa chance avec un spin off de Friends, Joey, mais la série s'arrête au bout de deux saisons. Du côté sentimental, il quitte sa femme avec qui il a une petite fille pour Andrea Anders, sa partenaire dans Joey. Il est toujours avec elle. Après cinq ans de chômage, Matt Leblanc a enfin trouvé un rôle dans Episodes, une série diffusée Outre-Atlantique dans laquelle il joue son propre rôle.

David Schwimmer, alias Ross Gueler a une vie sentimentale comblée. Il vient de se marier avec une jeune serveuse de19 ans sa cadette, Zoé, et il a une petite fille prénommée Cleo. En ce qui concerne sa carrière, à part la voix de Melman la girafe dans Madagascar, l'acteur a loupé de nombreuses occasions. Il avait été contacté pour jouer dans Men in Black mais il a préféré refuser laissant le poste et le succès à Will Smith. Aujourd'hui il fait du théâtre et réalise ses propres films, dont le dernier Trust a été présenté au Festival de Deauville cette année.

Lisa Kudrow alias l'excentrique Phoebe Buffay l'est moins dans sa vie privée. Elle est mariée depuis seize ans avec un publiciste français et a une jeune fille de treize ans. Tout le contraire de Phoebe qui ne se marie qu'à la fin de la série. Côté professionnel, l'actrice n'a joué que des petits rôles dans Mafia Blues 2 par exemple avec Robert de Niro, dans Cougar Town la série de son amie Courtney Cox (Monica dans Friends). Elle va créer et produire une nouvelle sitcom Web Therapy qui sera diffusée sur le Web de 2008 à 2010. Le succès est au rendez-vous puisque la série passe à la télévision.

Matthew Perry alias Chandler Bing n'a pas de chance en amour et dans sa vie professionnelle. Ses addictions à la drogue et à l'alcool, qui lui ont fait perdre et prendre beaucoup de poids lors de Friends ne rassure pas les producteurs. Il est régulièrement en cure de désintoxication. Il a tenté de produire plusieurs séries dont la dernière Mr Sunshine, actuellement sur Orange en France, n'a pas fonctionné. Du côté cœur il veut se caser mais il est irrésistiblement attiré par les minettes.

vendredi 14 décembre 2012

ZINEDIN ZIDANE


Il a fait rêver la France entière, il est connu dans le monde entier et pourtant l'homme se fait discret. Zinedine Zidane a fêté ses 40 ans au mois de juin 2012 autour d'un tournoi de football improvisé entre amis et personnalités.
L'ex-champion de la Coupe du monde 1998, confie tout de même vouloir s'orienter vers une carrière d'entraineur. 'Il y a dix ans, je ne voulais pas être entraîneur. Aujourd'hui, j'ai envie de me diriger vers ça' avait-il déclaré au début du mois de juillet 2012. Cependant lorsque son nom a été cité pour succéder à Laurent Blanc, au poste de sélectionneur de l'Equipe de France en juin 2012, il a affirmé que ce n'était pas une question d'actualité.
Par ailleurs, le joueur cède régulièrement son image dans des publicités pour des grandes marques, qui lui assureraient plus de 9 millions d'euros de revenus par an.
Zizou, enfant prodige du ballon rond
Zizou, marié et père de 4 enfants, demeure l'un des plus grands joueurs de football de tous les temps. A l'âge de 15 ans, l'enfant prodige du ballon rond, vit dans un quartier populaire de Marseille, 'la Castellane'. Il est très vite repéré par Rolland Courbis, il intègre la célèbre AS Cannes, puis l'équipe des Girondins. En 1994, Zinedine Zidane fait partie de la sélection nationale. La star du football français ne cesse alors de gravir les échelons, jusqu'à offrir à la France en 1998, sa première coupe du Monde. Dans la foulée, il est sacré meilleur joueur européen et ballon d'or. A partir de là, Zizou n'est plus qu'un sportif mais une véritable égérie nationale. A 34 ans, la star du football décide de se retirer, après son coup de tête très médiatisée contre le joueur italien 'Marco Materazzi', et de prendre sa retraite.

TRISTANE BANON


Cette romancière a été mise sous le feu des projecteurs avec l'affaire DSK du Sofitel. Peu de temps après que l'affaire ait éclatée, en mai 2011, Tristane Banon fait sortir un nouveau scandale. Le 4 juillet 2011, elle accuse DSK de tentative de viol. A l'automne l'affaire est classée sans suite, faute de preuves suffisantes. Le parquet reconnaît toutefois que les faits pouvaient être qualifiable 'd'agression sexuelle'. Mais DSK n'est pas inquiété, puisqu'il y a prescription.
L'affaire prend une dimension d'autant plus politique que Tristane Banon est la fille d'Anne Mansouret, ancienne membre du Parti Socialiste. Cette dernière affirme qu'un certain nombre de représentants politiques étaient au courant des faits entre sa fille et DSK au moment où ils se sont déroulés.
La jeune femme, journaliste de formation, a publié le 'Bal des hypocrites', un essai dans lequel elle revient sur la plainte qu'elle a portée contre DSK pour agression sexuelle.
Plus récemment, en juin 2012, la jeune femme s'est affichée aux côtés de Jérôme Kerviel, lors de son procès. De manière tout à fait inattendue, elle s'est assise au premier rang lors de la douzième et dernière journée en appel de l'ex-trader de la Société Générale. Outre le même avocat, Me Koubbi qui assure leur défense, les deux individus ne partageraient rien.

RAYMOND DOMENECH


Celui qui était devenu l'homme à abattre après l'échec cuisant de l'Equipe de France au Mondial 2010, est désormais consultant et chroniqueur dans l'émission Tribune Foot, après être passé par la case chômage en septembre 2010.
L'après Coupe du Monde 2010
Raymond Domenech semble se remettre de sa longue descente aux enfers. En 2004, il était devenu le sélectionneur des Bleus, qu'il a emmené jusqu'au Mondial 2010. Dès lors il a suscité la controverse tant pour sa communication que pour ses choix sportifs. Raymond Domenech essuie un fiasco sportif : l'attaquant Nicolas Anelka est renvoyé après l'avoir insulté, l'équipe refuse de s'entraîner et un cadre de la Fédération française de football démissionne...
Finalement, après la déroute des Bleus en Afrique du sud, il est licencié par la Fédération française de football pour 'faute grave'. Il avait refusé de serrer la main à son homologue sud-africain à l'issue du match.

FRANCESCO SCHETTINO


Son nom est devenu tristement célèbre avec le naufrage du Costa Concordia sur les côtes de l'île italienne du Giglio, le 13 janvier 2012. Francesco Schettino, laissé en liberté, attend l'audience technique du 15 octobre prochain pour déterminer sa responsabilité dans l'accident qui a fait 32 morts.
'Je ne crois pas avoir commis un crime'
Francesco Schettino, le commandant du navire est poursuivi pour homicides multiples par imprudence, abandon du navire, naufrage et pour avoir minimisé la gravité de l'accident auprès des autorités maritimes.
Celui qui a fui le navire et abandonné les 4 229 passagers, s'est exprimé récemment sur une chaîne italienne pour 'demander pardon', bien qu'il estime qu'un 'incident en mer est différent d'un crime. Je ne crois pas avoir commis un crime'. Des propos qui choquent l'Italie d'autant plus que l'entretien lui aurait été rémunéré à hauteur de 50 000 euros selon la presse transalpine. Par ailleurs, le commandant du navire se défend en évoquant un appel téléphonique juste avant l'accident du 13 janvier, qui l'aurait distrait.
Né dans une famille de marin, Francesco Schettino avait rejoint la compagnie Costa Croisières en 2002. Mais l'homme n'en est pas à sa première imprudence. En décembre 2011, le commandant avait décidé de braver un vent de 60 nœuds dans le port de Marseille, et en 2008 il avait légèrement entaillé la coque d'un Concordia en arrivant à Palerme. Plusieurs incidents qui n'avaient cependant entrainé une sanction par la compagnie maritime.

PHILIPPE POUTOU


Philippe Poutou
Retour à la vie 'normale' pour l'ancien candidat à l'election présidentielle de 2012. Philippe Poutou, qui a recueilli 1,15% des suffrages, a repris le chemin de l'usine quelques semaines après la fin de la campagne présidentielle. Il est ouvrier à l'usine Ford de Blanquefort, en Gironde. Et pendant ses vacances qu'il passe en France, l'ex-candidat semble prendre du bon temps, il aurait été aperçu à un festivel breton de musique, fin juillet. Fort de sa médiatisation, il avait aussi fait une appartion aux côté des ouvriers de PSA pour leur montrer son soutien.
Représentant syndical GCT au sein son entreprise, il avait été choisi par le NPA pour représenter ce parti à l'election présidentielle. Ce novice en politique avait été très médiatisé pendant la campagne présidentielle.
Prochain rendez-vous dans l'agenda de Philippe Poutou : le salon de l'automobile, le 29 septembre prochain. Il compte bien occuper le stand Ford avec 500 de ses collègues.

SILVIO BERLUSCONI


Le come-back de Berlusconi pour bientôt ? L'ancien dirigeant italien, laisse planer le doute sur un éventuel retour en politique pour les élections de 2013. Alors que le Cavaliere a démissionné du Conseil en novembre 2011, il envisage sérieusement de revenir en politique pour assurer, selon lui, un bon score au parti du Peuple de la Liberté, qu'il a fondé, pour les prochaines élections législatives. Le magnat des médias pourrait donc confirmer qu'il sera la tête de liste de son parti. Plusieurs rumeurs laissent entendre qu'il aurait perdu plusieurs kilos pour un possible retour à la télévision également.
Par ailleurs, Silvio Berlusconi est toujours empêtré dans l'affaire du Rubygate, dans laquelle il est poursuivi pour prostitution de mineure et abus de pouvoir. L'ex-homme fort de l'Italie est aussi aux prises avec la justice pour fraude fiscale, notamment.

BRIGITTE BARDOT


Brigitte Bardot se rebiffe contre la chasse aux requins ! La fondation Brigitte Bardot compte bien en appeler au Premier ministre français et à la commission européenne pour protester contre le soutien du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, à autoriser la chasse aux requins. Le débat avait été relancé, à la suite du décès du jeune surfeur, à la Réunion.
La défenseur emblématique des animaux a donc trouvé un nouveau fer de lance. 'La mer appartient d'abord aux espèces marines' avait commenté la fondation Brigitte Bardot.
Actrice, chanteuse, militante... Brigitte Bardot est une figure emblématique des années 1960. Elle remporte un grand succès avec 'Et Dieu... créa la femme', en 1956. La célèbre actrice de cinéma a tourné avec les plus grands réalisateurs devenant un sex-symbol. Egalement connue sous les initiales BB, elle se dévoue à la défense des animaux depuis 1973. Sa fondation, en 20 ans d'existence, a mené de nombreux combats pour défendre les animaux mais aussi déclenché plusieurs polémiques. Brigitte Bardot a d'ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale.

NICOLAS SARKOZY


L'heure est au farniente. Nicolas Sarkozy, très jeune retraité de la politique, multiplie les séjours : au Maroc dans le Riad prêté par le roi Mohamed VI, au Québec, chez son ami Paul Desmarais et dans le sud de la France au Cap Nègre, dans la maison familiale de Carla Bruni.
L'ancien président de la République pourrait avoir une rentrée chargée, il devrait, notamment, participer à des conférences internationales.
Dès la fin du mois d'août, l'association des amis de Nicolas Sarkozy se réunit à Nice. Des rumeurs laissent entendre qu'il pourrait y faire son come-back. Pourtant au soir de sa défaite à l'élection présidentielle, le 6 mai dernier, le président sortant avait déclaré vouloir rompre avec son engagement politique. Connu pour son besoin d'agir débordant, il se pourrait qu'il revienne sur cet engagement plus vite que prévu ...


Quelle vie pour Sarkozy après l’Elysée ?
A Doha, à une conférence co-organisée par le mari de son ex-femme

Nicolas Sarkozy a effectué mardi 11 décembre son retour à la  vie publique au Qatar à l'occasion du Doha Goals, forum mondial du sport.
Légère barbe, gestuelle appliquée, voix posée et texte dense : à  l'invitation personnelle de l'émir du Qatar, Nicolas Sarkozy a ainsi pu livrer sa vision géopolitique et sociétale du monde, à  travers le prisme du sport. "Nous  sommes dans un monde de compétition, c'est un fait et personne ne peut refuser  cette compétition. Mon pays, la France, comme les autres. L'enjeu du XXIe  siècle n'est pas de combattre une compétition mais de l'organiser. Ceux qui  refusent ne comprennent pas le XXIe siècle, ils se nient eux-mêmes", a déclaré l'ancien président.
"Ici, à Doha dans cette région du monde, se déroule sous nos yeux une  partie absolument décisive au Qatar. Comment concilier l'identité et la  modernité, l'une des questions les plus difficiles du XXIe siècle? Comment  concilier fidélité à l'islam, à votre culture, à votre tradition et à votre foi  et en même temps l'ouverture à la modernité du XXIe siècle?", s'est-il  interrogé, utilisant même à plusieurs reprises le terme "d'identité nationale" qui a marqué - et divisé - lors de sa présidence.

Pas le moindre mot ou regard avec Cécilia Attias

Entré en même temps que l'émir, il a d'abord patienté une quarantaine de  minutes, à l'écoute de différents intervenants, en particulier l'homme  d'affaires Richard Attias, co-organisateur de l'événement, et dont l'épouse Cécilia est l'ancienne femme de M. Sarkozy.
Celle-ci s'est d'ailleurs levée au moment de son entrée, mais pour aller  saluer l'émir et son épouse, avant de regagner sa place, à six sièges de  l'ancien président. Sans que l'ancien couple présidentiel n'échange donc  publiquement le moindre mot ou regard.

LES SPICE GIRLS


Les Spice Girls reviennent ! Le girls band mythique des années 1990 remonte sur scène. Les 5 membres du groupe se sont produites sur scène lors de la cérémonie de clôture des jeux Olympiques de Londres, le 12 août 2012. Même si Posh, Mel B, Mel C, Baby Spice et Ginger Spice ne sont plus en très bons termes, elles ont assuré le show.
Mais cette apparition du groupe devrait être la dernière. Victoria Beckham aurait négocié pour qu'il s'agisse de leur dernière apparition toutes les 5.
Le groupe de pop britannique s'est formé en 1994 à Londres. Les cinq chanteuses ont déchaîné les foules autour du phénomène du 'girl power'. Avec seulement deux albums, 'Spice' et 'Spiceworls', le girls band s'est imposé comme le groupe féminin britannique des années 1990.
En mai 1998, Geri Halliwell décide de mettre fin à l'aventure à cause d'une mésentente avec d'autres filles du groupe. En 2000, les Spice Girls sortent leur 3ème et dernier album, Forever. Elles prennent ensuite des chemins séparés. En 2007, elles sont réunies à nouveau pour un album Geatest Hits et une tournée mondiale.

FLORENCE CASSEZ


Toujours détenu dans une prison au Mexique, les proches de Florence Cassez nourrissent un espoir même s'il est ténu. Le Mexique élisait un nouveau président Peña Nieto, qui a tenu à évoquer le cas de la Française condamnée à plus de 60 ans de prison, s'engageant à rétablir une bonne relation franco-mexicaine. 'J'aspire à reconstruire la relation avec la France sur la base du respect des décisions de la justice' a-t-il déclaré en référence au dossier Cassez.
Florence Cassez est condamnée au Mexique depuis 2009, à 60 ans de prison pour des enlèvements qu'elle a toujours nié.
La jeune femme, originaire du Nord de la France, était partie s'installer au Mexique en 2003 où elle a rencontré Israël Vallarta. Elle est arrêtée par la police mexicaine en 2005 lors d'une opération visant son ex-compagnon. La justice la condamne pour complicité même si elle a toujours affirmé ignorer les activités criminelles de son ancien petit ami.
Depuis l'affaire a connu de nombreux rebondissements, notamment diplomatiques. Depuis le début, la ressortissante, détenue depuis 6 ans et demi, clame son innocence et ses avocats demande une libération à cause de plusieurs irrégularités de procédure et de violation de ses droits fondamentaux. La déception est grande quand en mars 2012, la Cour suprême du Mexique refuse sa 'libération immédiate', tout en reconnaissant la violation de ses droits. En effet, son arrestation en 2005 s'était révélé être une mise en scène médiatique par les forces de police.