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lundi 18 mars 2013

JENNIFER LAURET ( 1980 -


Jennifer Lauret est une actrice française, née le 1er janvier 1980 à Toulouse.

Jennifer Lauret a commencé sa carrière très jeune en apparaissant dans une publicité télévisuelle pour Poupée Barbie en 1986, dans un clip de Johnny Hallyday (Si j'étais moi) en 1989, dans la série télévisée Marc et Sophie, dans laquelle elle tient un rôle secondaire entre 1988 et 1990 ainsi qu'au théâtre dans la pièce Joe Egg aux côtés de Patrick Chesnais.
Sa carrière est véritablement lancée en 1991 avec son rôle de Pénélope dans Génial, mes parents divorcent ! de Patrick Braoudé.
Tout s'enchaîne ensuite pour la jeune Jennifer qui décroche de nombreux rôles à la télévision, notamment dans les séries Une famille formidable et Julie Lescaut avec les rôles respectifs de Frédérique Beaumont et de Sarah (la fille aînée de Julie Lescaut) qui l'ont rendue célèbre.
De 2006 à 2013, elle incarne Ariane Leroy dans la série Camping Paradis sur TF1.
Elle a remis un NRJ Music Award lors de la cérémonie des NRJ Music Awards le 26 janvier 2013.

ELSA LUNGHINI ( 1973 -


Elsa Lunghini1 est une chanteuse et actrice française née le 20 mai 1973 à Paris.
De 1986 à 2007, elle a exercé son métier de chanteuse sous le nom d'Elsa. En 2008, elle reprend son nom complet avec la parution de son album titré Elsa Lunghini.

Elsa Lunghini est la fille de Georges Lunghini (comédien, photographe, compositeur) et de Christiane Jobert (artiste peintre et sculptrice). Elle est la nièce de Marlène Jobert.

Carrière

Âgée de 7 ans, Elsa interprète en 1981 son premier rôle au cinéma dans le film de Claude Miller, Garde à vue aux côtés de Romy Schneider, Lino Ventura et Michel Serrault.
Elle tourne plusieurs films par la suite dont La Femme de ma vie en 1986. C'est à l'occasion de ce film qu'Elsa s'essayera à la chanson en chantant le titre T'en va pas. Cet essai sera couronné de succès puisqu'il lui permettra d'être, à l'âge de 13 ans, la plus jeune artiste à être numéro 1 au top 502. Le titre restera huit semaines numéro un des ventes de singles.[réf. nécessaire]
En 1988, elle sort son premier album, qui a beaucoup de succès (810 000 albums vendus) avec, notamment, les tubes Quelque chose dans mon cœur, Un roman d'amitié (friend you give me a reason) en duo avec Glenn Medeiros, Jour de neige, À la même heure dans deux ans et Jamais nous en duo avec Laurent Voulzy.
En 1990, elle sort son deuxième album Rien que pour ça… dont est extrait le titre Rien que pour ça. Furent également extraits Pleure doucement et Qu'est-ce que ça peut lui faire. Cet album rencontrera moins de succès mais ne l'empêchera pas d'être, en novembre de cette même année, la plus jeune artiste à être à l'affiche de l’Olympia de Paris en programme principal3.
En 1991, elle tourne dans Le Retour de Casanova avec Alain Delon et Fabrice Luchini, film pour lequel elle gravira les marches du Festival de Cannes l'année suivante.....


samedi 16 mars 2013

MAURANE - CLAUDINE LUYPAERTS ( 1960 -

Ajouter une légende

Maurane, de son vrai nom Claudine Luypaerts, est une chanteuse belge, née le 12 novembre 1960 à Ixelles, en Belgique. Elle vit depuis toujours dans la commune de Schaerbeek.

Elle connaît la musique dans laquelle elle baigne depuis l’âge de 8 ans. Son père Guy-Philippe Luypaerts (1931-1999) est en effet un compositeur et directeur de l’Académie de Musique de Verviers et sa mère Jeannie Patureaux est professeur de piano. Comme bon nombre d'artistes, c’est à l’adolescence qu’elle se présente à des concours de chant sous le pseudonyme de Claudie Claude. En 1979, elle participe au spectacle « Brel en mille temps », d’Albert-André Lheureux avec Philippe Lafontaine. Pierre Barouh, compositeur français, la découvre alors.

LORIE. LAURE PESTER ( 1982 -


Lorie, de son vrai nom Laure Pester, est une chanteuse et comédienne française née le 2 mai 1982 au Plessis-Bouchard, dans le Val-d'Oise. Elle a signé sept albums studio, trois albums live et une compilation. Elle a, en 20072, vendu plus de 7 millions de disques, 1 million de DVD et 500 000 livres. Elle a réalisé quatre tournées totalisant plus d'un million de spectateurs répartis sur plus de 250 concerts. Elle a joué dans deux téléfilms, fait une apparition dans Les Feux de l'amour et doublé six films d'animation.
C'est en 2001 que Lorie se lance dans la musique avec son premier single Près de moi. Suite aux nombreuses écoutes du titre proposé gratuitement sur Internet, Lorie signe son premier contrat dans une maison de disque. Le succès est immédiat : ses deux premiers albums Près de toi et Tendrement dépassent chacun le million de ventes. Le succès se confirme avec ses albums suivants, Attitudes et Rester la même. Ceux-ci amorcent une première évolution musicale avec des sons pop plus variés, allant du RnB au zouk en passant par le rock. Pour promouvoir ses différents albums, Lorie sillonne les routes de France, Belgique et Suisse pour une multitude de concerts à grande affluence. La tournée Week End Tour devient d'ailleurs la plus importante de l'année 2004.

NOLWENN LEROY ( 1982 -


Nolwenn Leroy, née Nolwenn Le Magueresse le 28 septembre 1982 à Saint-Renan dans le Finistère, est une chanteuse française. D'une formation de chanteuse classique au départ, elle représente la nouvelle chanson française après sa victoire à l'émission Star Academy en 2002 et élabore son univers au fil des rencontres. Après avoir collaboré avec des bretons de cœur sur ses trois premiers albums, Laurent Voulzy et Alain Souchon notamment, elle réalise en 2010 son projet de cœur en interprétant les chansons qui pour elle représentent la Bretagne. L'album Bretonne obtient une large répercussion puisqu'il s'en vend plus d'1 300 000 exemplaires en France et à l'étranger.

jeudi 7 février 2013

LÜSCHER - SERRAT



Ski aux pieds, main dans la main!
La rencontre avec les deux anciens champions de ski Peter Lüscher et Fabienne Serrat se déroule dans l’intimité de leur belle maison, située sur les hauts de Montreux. Le sympathique couple de skieurs, marié depuis 26 ans, n’est pas dépaysé. Après le lac de Constance, le natif de Romanshorn apprécie le Léman. Quant à Fabienne Serrat, elle aperçoit à quelques kilomètres la France, sa patrie d’origine (elle a, en effet, vu le jour à l’Alpe d’Huez, Isère).

Pourquoi avez-vous choisi le ski alpin comme sport?
FS: J’habitais un petit village non accessible par la route durant l’hiver. Je me suis donc retrouvé tout naturellement avec des skis aux pieds! PL: J’ai commencé très tôt le ski avec mes parents, qui étaient des passionnés. Après avoir été sept fois champion suisse de ski… nautique, j’ai opté définitivement pour le ski alpin.

FS, vous avez obtenu 10 titres de championne de France, 2 de championne du monde et 3 victoires en Coupe du Monde. Quant à vous, PL, vous avez remporté 6 victoires en Coupe du Monde. Ainsi que le classement général. Quelle est la victoire la plus importante de votre carrière?
FS: Les titres de championne du monde en géant et en combiné à St-Moritz (1974) sont les moments les plus forts. PL: Pour moi, le fait le plus marquant est sans aucun doute la victoire au classement général de la Coupe du Monde en 1979.

Un regret, une difficulté particulière?
FS: Il était très dur de se maintenir parmi les meilleurs sur une longue période. PL: Je regrette de n’avoir jamais remporté le slalom géant, ma discipline de prédilection, ainsi que mon arrêt brutal (1985), après une très grave blessure.

Je viens de faire la connaissance de votre fils Tim (21 ans) et de votre fille Iris (24 ans). Gènes obligent… font-ils du ski de compétition?
PL : Iris a fait partie des cadres C de l’équipe suisse, mais elle a abandonné la compétition suite à une blessure. Tim est membre des cadres B de Swiss Ski.

Où vous êtes-vous rencontrés… à la plage?
PL: Sur un télésiège, je crois! FS: Aux Etats-Unis lors de la finale de la Coupe du Monde. Peter avait l’avantage de parler français!

Pratiquez-vous toujours un ou plusieurs sports?
FS: Oui. J’affectionne le sport en général. PL: J’aime le vélo, la natation, le golf (Peter est un golfeur émérite!) et toujours le ski.

Quels sont vos rapports avec la santé?
FS: Il est primordial de prendre soin de soi et que chacun exerce une activité physique. PL: Prendre soin de sa santé est très important. On n’en est pas assez conscient lorsqu’on est jeune.

STEVE LOSCHER ( 1967 -


Steve Locher, né le 19 septembre 1967 à Salins, est un ancien skieur alpin suisse, qui a mis un terme à sa carrière sportive à la fin de la saison 2002.


Ses meilleurs résultats sont une médaille de bronze aux Jeux olympiques d'Albertville en 1992 sur la face de bellevarde [1], une médaille de bronze aux championnats du monde de Vail en 1999 ainsi que 3 victoires en coupe du monde de ski.
Depuis 2005, il est entraîneur de Ski Valais et plus précisément de la structure NLZ mise en place par Pirmin Zurbriggen. Durant l'hiver, il est également consultant sportif à la télévision suisse romande et conseiller technique pour les jeunes skieur du Team Atomic Suisse. Actuellement chef entraîneur des disciplines techniques à Swiss-Ski, en Coupe du monde.

Jeux olympiques
Jeux olympiques de 1992 à Albertville (France) :
 Médaille de bronze en Combiné
Championnats du monde
Championnats du monde de 1999 à Vail-Beaver Creek (États-Unis) :
 Médaille de bronze en Géant
Coupe du monde
Meilleur résultat au classement général : 15e en 1993 et 1997
3 victoires : 1 super-G et 2 géants

mercredi 6 février 2013

JONATHAN LAMBERT


Jonathan Lambert

Devenir comédien, c’était comme vouloir être Superman, s’imaginait le jeune étudiant de théâtre. À défaut d’être devenu l’invincible Clark Kent, l’humoriste incarne une multitude de personnages loufoques sur le petit écran et en tournée
Chez Laurent Ruquier, le samedi soir, il est le copain d’avant qui surgit du passé des invités. Celui de Sébastien Chabal, par exemple, affublé de moignons, le rugbyman lui ayant mangé les mains, et bossu à force de lui avoir servi de ballon, figure parmi les personnages surréalistes réunis dans un DVD*.
NAISSANCE. Le 23 juin 1973, à Paris. « Le jour de la fête nationale du Luxembourg. » En fait, il s’appelle Rodolphe (le choix de son père… Rodolphe) Jonathan (celui de sa mère, Christiane). Il a une sœur, Stéphanie, de 6 ans son aînée.
PREMIER SOUVENIR. « Le regard de ma mère penchée sur mon visage, alors que j’étais sur une table pour recevoir des points de suture. Un chien m’avait mordu à la joue gauche. J’étais fasciné par la beauté de ce lévrier afghan blanc. J’avais 5 ans. Pour que je ne reste pas en froid avec la race canine, le proprio du chien m’a offert un labrador, un peu raté, Oscar. Une merveille. »
MÉTIERS. Sa mère a lancé sa marque de vêtements, Christiane Kovitz, un abrégé de son nom de jeune fille Herschlikovitz. Son père est marchand de biens.
RELIGION. « Je suis tellement athée, tellement agnostique que je n’ai jamais demandé à mes parents s’ils croyaient en Dieu. Cela ne m’intéresse pas. Et c’est si personnel ».
RUSE. « Étant toujours le plus petit de la classe, je faisais marrer les grands et gros, pour qu’ils me défendent. J’étais le protégé de Junior, la terreur. Un jour, je lui ai même demandé de se cacher et j’ai provoqué un élève qui s’est vite calmé ! »
DÉGUISEMENT. « Enfant, je ne me déguisais pas plus que ça. Sauf pour la photo de classe, pour laquelle je me faisais la pire tête possible, avec jogging sur chemise hawaiienne et lunettes. »
ÉCOLE. « À Janson-de-Sailly, je bossais pour que ça dure le moins longtemps possible. Redoubler aurait été une torture. J’ai eu mon bac avec 10,2 de moyenne. Je me suis inscrit en Deug de culture et communication, à Censier-la Sorbonne Nouvelle. Les profs d’anthropologie, de sociologie, de linguistique, de cinéma, de littérature nous disaient que ce que l’on apprenait ne nous apporterait pas de boulot. C’était intéressant. J’y ai découvert le goût de lire, à 19 ans, avec Voyage au bout de la nuit. Avant, je recopiais les fiches de lecture des copains, et lire était vomitif ! Aujourd’hui, je me rattrape. »
SCÈNE. « Alors que j’étais serveur, j’ai assisté à une bagarre devant un salon de thé entre un livreur de pizzas, en panne, et un junkie, dont le copain qui avait une jambe dans le plâtre tentait de les séparer. Le pauvre livreur, en sang, appelle son gérant, qui arrive avec un travelo bossant avec lui. La totale ! rouge à lèvres, perruque et manteau de fourrure. Je suis friand de ces scènes à la David Lynch. »
JOUER. « Après une école privée de cinéma, je suis passé par le cours Florent. Un peu une école de théâtre à minets et minettes. Je me suis donc inscrit au conservatoire d’art dramatique du 20e arrondissement, où étaient passées Juliette Binoche et Valérie Lemercier. J’y ai adoré la justesse d’observation des professeurs. » Des années plus tard, il coécrira la présentation de Valérie Lemercier aux Césars. « Elle fait le meilleur cake au citron du monde. »
BOUCLE. « À cette époque, j’ai gagné un magnétoscope en appelant une émission animée par Arthur sur Europe 1. Il fallait raconter deux ou trois conneries sur tes problèmes de couple. J’ai changé le bon contre une caméra, avec laquelle j’ai tourné des sketchs. Grégory, un copain, les a montrés à un de ses potes d’Endemol, la boîte d’Arthur, qui m’a embauché comme assistant de prod. »
VOYAGE. « Au club Med, au Caire, avec ma mère et ma sœur, nous avons rencontré une Belge qui se plaignait, avec l’accent, de l’humidité des chambres et du fait que des crudités poussaient sur les murs ! Cela nous a fait tout le voyage. »
MARIAGE. Il a 11 ans et la fille de l’ami d’enfance de son père lui plaît bien. À 17 ans, ils flirtent. Des années plus tard, elle l’appelle, ils se retrouvent un 9 janvier. Ils ont deux fils, de 5 et 2 ans.
MANIAQUE. Il se lavait les mains compulsivement, portait une capuche pour que sa tête ne touche pas les sièges du métro ou des trains ; aux sports d’hiver, il étalait une nappe sur la moquette de l’appartement pour pouvoir marcher en chaussettes… « Je me suis calmé depuis que j’ai changé les couches de mes enfants. »
RENCONTRE. « Dans la rue, je croise Pierre Soulages, avec sa belle gueule, tout en noir, comme ses toiles. Je l’ai accosté, lui ai proposé de l’accompagner en voiture jusqu’à son rendez-vous. Il m’a invité dans son atelier et m’a dédicacé un livre. »(*) Double DVD « Jonathan Lambert  n’est pas couché », 19,99 e. En tournée avec son one-man-show, « L’homme qui ne dort jamais »

SERGI LOPEZ


Sergi Lopez

Cet acteur virtuose qui joue en catalan, espagnol, français, anglais et même japonais, se dit très fort pour ne rien faire : “Je ne vais jamais au cinéma, je ne lis pas, j’aime parler avec des gens qui passent, au café.”
Dans Ricky, conte urbain et fantastique du réalisateur François Ozon, il incarne un homme banal qui vit une histoire d’amour avec Alexandra Lamy. Il est aussi le père ambigu de leur monstre, un charmant petit bébé ailé. Une histoire simple, qui secoue.
NAISSANCE. Le 22 décembre 1965, en Espagne, à Vilanova i la Geltru (Catalogne). « J’étais déshydraté, l’hôpital de Barcelone nous a foutus dehors pour que j’aille mourir à la maison. Grâce à une bonne sœur de la famille qui travaillait dans un hôpital madrilène, j’ai pu y être sauvé. » Son frère, Dramon, a deux ans de plus.
PREMIER SOUVENIR. « Je marche depuis peu, et je promène la poussette de ma cousine… Nous avions le même âge, elle est morte peu après dans l’incendie de sa maison. » frère. « Dramon était aussi sage et gentil que j’étais turbulent. Quand je refusais de marcher dans la rue, ma mère me disait : “Très bien, reste là !” Il ne supportait pas l’idée que je sois abandonné et s’arrêtait aussi. Quand j’ai réalisé son amour pour moi, je l’ai mieux accepté. »
TRÉSORS. « Dans notre chambre, de mini-trésors peuplaient de petites étagères. Des objets merdiques, inutiles et rares, comme un crabe fait de petites pierres ou trois pièces collées en rond. » Aujourd’hui, Dramon Lopez est sculpteur. Il a participé au travail de Miquel Barcelo pour le palais des Nations, à Genève.
JEU. « J’avais des problèmes de concentration, je voulais toujours être dehors. J’aimais l’école pour les copains, pour jouer au foot et surtout à “Vérité et conséquences”. À quatre copains et quatre copines, à chaque récré, on choisissait vérité (une question) ou conséquences (un acte). L’acte était invariablement un bisou sur la joue, qui grandissait durant l’année, non pas en charge sexuelle mais en nombre ! On allait jusqu’à vingt bisous. »
PREMIER FLIRT. « Je n’arrivais pas à avouer que ma préférence allait à Olga, pour ne pas décevoir les autres. J’avais trouvé une énigme qui collait pour les trois autres : un prénom avec un a, un nom de famille avec deux voyelles répétées… Olga était très belle, très garçon manqué, très solide, elle avait une forte voix. Pas le genre poupée. Je la vois toujours, nos filles sont amies… Je vis toujours à Vilanova, où j’ai le sentiment de connaître tout le monde. »
DÉCLIC. Chaque année, à Noël, des troupes de théâtre amateur jouent El Pastorets (les petits bergers) dans tous les bleds de Catalogne. La nuit de Noël, un grand-père raconte à son petit-fils l’histoire de l’ange et du diable, et s’endort. En fait, la pièce décrit le rêve de deux bergers en Palestine. Les Catalans la connaissent par cœur, tout le monde peut y participer. Pour mon premier rôle, à 14 ans, je jouais la colère, au côté du diable. L’année suivante, j’ai été le gros berger peureux et gourmand. L’autre est romantique, honnête et courageux. Enfin, la troisième année, je suis devenu Satanas. Quelle jouissance ! »
PROVOC. « Un jour, j’ai débarqué à la maison avec une boucle clipée à l’oreille gauche. Je trouvais ça sexy, rebelle. Mon père est entré dans une de ces rages ! J’ai précisé : “C’est une fausse.” Mais, le lendemain, j’avais le lobe percé et je lui ai dit : “C’est une vraie !” Il ne s’est même pas mis en colère, il l’avait déjà tellement été la veille ! Lui qui travaillait depuis ses 14 ans comme électricien pour Pirelli – il a passé quarante-cinq ans à l’usine –, était désespéré : à 16 ans, j’avais redoublé trois fois. »
TILT. Avec un copain qui jouait selon la méthode Jacques Lecoq, basée sur la maîtrise du geste, le travail corporel et l’impro, Sergi monte un spectacle de rue sur l’histoire d’un clown qui répète. « Nous avons sillonné toute la Catalogne avec notre fourgonnette et nos vieux projos. Phénoménal ! Cette méthode a changé ma vie, m’a prouvé que je pouvais créer, moi qui n’avais jamais lu, encore moins les textes classiques. D’ailleurs, si un jour plus personne ne m’appelle, j’écrirai et je jouerai dans la rue ou les bars. » Après des cours de comédie et de cirque à Barcelone, il s’inscrit, à Paris, à l’École internationale de théâtre de Jacques Lecoq.
SOUS. Pour payer ses cours, il est « dynamiseur socio-culturel » à la Maison de la Catalogne, qui accueille de jeunes Européens. Il fallait les sortir en ville pendant leur temps libre, en fait, boire des coups avec eux. À Paris, il a été baby-sitter et  modèle nu pour un peintre.
RENCONTRE. Manuel Poirier recherchait un acteur à l’accent espagnol pour La Petite Amie d’Antonio (1992). Michèle, secrétaire de l’école Lecoq, mariée à un Catalan, lui passe l’annonce en douce. « J’étais à Paris depuis deux mois, je savais dire oui et bonjour. Au rendez-vous, un type avec un pull en poil de chien et de la boue sur les chaussures me filme en me posant des questions. Je lui demande en baragouinant s’il est embauché sur le tournage. Il répond : “Je suis le réalisateur.” Il m’a rappelé, et d’un ton solennel, m’a dit : “Je te prends.” Moi : “Je ne pars pas.” On devait tourner en Normandie, je lui explique que je prendrais un gros risque car je payais une école que j’aimais beau-coup. Il me répond : “Moi aussi.” » Ensemble, ils tourneront six autres films, dont Western.

samedi 15 décembre 2012

LOUIS LACHENAL ( 1921 - 1955 )


Louis Lachenal, né le 17 juillet 1921 à Annecy et mort le 25 novembre 1955 dans la vallée Blanche à Chamonix, est un alpiniste français, premier vainqueur avec Maurice Herzog, en 1950, de l'un des sommets de plus de huit mille mètres : l'Annapurna (8 091 m).

Né à Annecy (Haute-Savoie) le 17 juillet 1921, Louis Lachenal effectue ses premières escalades sur le rocher du Biclope en 1934.
Dès son plus jeune âge, il préfère l'univers de la rue aux bancs de l'École des Frères, quai des Cordeliers. Il passe son certificat d'études à l'École Supérieure Technique, puis entre au lycée. Mais déjà, dans ses escapades avec ses camarades, il aime le goût du risque ; et la quête du danger sera toujours chez lui une sorte d'idéal de vie. Devenu louveteau dans une association scoute, il révèle ses dons d'invention et ses talents de grimpeur. Ainsi, à 13 ans, la vocation l'appelle dans les massifs qui entourent Annecy : la Tournette, le Parmelan, l'Arcalod.
En 1941, il devient membre de l'organisation Jeunesse et Montagne. En 1942, il est porteur breveté du Club alpin français, auquel il a adhéré dès 1937. Cette fonction consiste à seconder un guide lors d'une ascension, voire à assurer son rôle, selon les compétences dont on dispose. En juin-juillet, il participe à un stage d'alpinisme dont il sort premier chef de cordée, l'occasion d'une fête à Chamonix, où il rencontre pour la première fois Lionel Terray. Quelques mois plus tard à peine, il fera connaissance avec Gaston Rébuffat, par hasard, dans un train à l'arrêt. Le 1er octobre, il est engagé comme instructeur alpin et moniteur de ski au centre des Contamines-Montjoie.
Le 12 novembre, il épouse Adèle Rivier. Deux enfants naîtront, Jean-Claude et Christian.
En 1945, il effectue ses premières courses avec Lionel Terray : la face Nord des Droites et la face Est du Moine. Suivront — entre autres, et toujours en compagnie de Lionel Terray — la quatrième ascension de l'éperon Walker en 1946, la seconde ascension de la paroi Eigerwand en 19471.
En 1948, il devient membre de la Compagnie des Guides de Chamonix. En 1949, il enchaîne les ascensions. En particulier, il entreprend de gravir en une seule journée trois itinéraires jugés difficiles (arête Est du Crocodile, face Est du Caïman, voie Ryan au Plan)2.
Le 3 juin 1950, lors de la conquête de l'Annapurna, il fait partie avec Maurice Herzog de la célèbre cordée, première au monde sur un sommet de plus de huit mille mètres.
En décembre 1949, le bruit court : une expédition française vers l'Himalaya se prépare. Lucien Devies, Président du Comité, en est l'un des principaux organisateurs. Mais les difficultés diplomatiques sont telles qu'on n'ose encore y croire. Et la nouvelle tombe : le Népal ouvre ses frontières. Le 30 mars 1950, l'expédition quitte Paris pour Le Caire. Puis, le lendemain, elle prend la direction du Népal en passant par Bahreïn, Karachi, New Delhi. La longue marche d'approche du sommet et l'établissement des camps de base prend deux mois complets.
Cette victoire sur l'Annapurna est aussi celle d'une équipe : les guides chamoniards Gaston Rébuffat et Lionel Terray, la jeune cordée de Jean Couzy et Marcel Schatz, le Dr Jacques Oudot, et le cinéaste Marcel Ichac (le seul ayant déjà une expérience himalayenne). Lors de cette expédition, Louis Lachenal a les pieds gelés et doit être amputé. La descente ressemble fort à un long chemin de croix qui dure plus d'un mois, du 4 juin au 7 juillet : mauvais temps persistant en cette période de course contre la mousson (brouillard, avalanches, orages...), souffrances multiples (aux pieds, aux yeux...), terrains accidentés (passages de gorges, de moraines encombrées de blocs rocheux, traversée de kilomètres de ravins et de forêts, franchissement de torrents tumultueux...), défection des porteurs, etc4.
Après son retour à l'aéroport d'Orly, un séjour à la clinique Vaugirard et la remise de la Légion d'Honneur, Louis Lachenal retourne à Chamonix. Il donne ensuite une série de conférences, dès 1951 sur le territoire français et jusqu'au Congo belge en 1952. Il se met au pilotage d'automobiles sur les routes françaises, avant de reprendre les entraînements et les ascensions. Il prend la direction de l'équipe de France de ski en descente et slalom, et escalade le mont Rose en août 1955.
Il meurt accidentellement le 25 novembre 1955, tombant dans une crevasse au cours d'une descente à ski de la vallée Blanche, à Chamonix.
Il laisse son nom à un couloir de ski hors piste à La Flégère à Chamonix, ainsi qu'à deux pointes rocheuses secondaires situées près du lieu de sa mort.


lundi 6 février 2012

DAVID LOWE


David aime les chemins de traverse. Après des études scientifiques et philosophiques à l’université d’Oxford, il devient docteur en physique nucléaire, puis chercheur au Cancer Research Institute, Royal Marsden Hospital, à Londres, avant de devenir… clown ! Depuis, David multiplie les projets et collaborations dans l'ensemble du monde artistique et médiatique : acteur de cinéma, de télévision ou de publicités, réalisateur-metteur en scène et compositeur pour le grand et le petit écran et, surtout animateur-chroniqueur pour la télévision et la radio : Union libre, émission de Christine Bravo sur France 2, puis Encore plus libre, émission de Nagui présentée ensuite par Karine Le Marchand sur France 2, France Inside Out (BBC) et Le Fou du roi, émission de Stéphane Bern sur France Inter. Décidément touche-à-tout confirmé, il a également assuré une chronique sur le rugby pour L’Equipe et réalisé articles, illustrations et photos pour Face, Citizen K, Nova, L'Autre Journal, Magazine sans nom.

AGATHE LECARON


Après ses études d'anglais, Agathe Lecaron part s'installer en Belgique en 1998 et commence chez NRJ en tant que commerciale. Dotée d’un certain sens de la repartie, elle rejoint bientôt l'antenne et travaille en Belgique sur plusieurs chaînes de télévision (LTA avec Pierre Bellemare, AB3, RTL-TVI). En 2008, elle rejoint la chaîne TMC pour y présenter une nouvelle formule de l'émission Incroyable mais vrai, et d’autres émissions comme Le Meilleur de Surprise sur prise. Par la suite, elle est choisie pour épauler Jean-Pierre Foucault lors du grand retour de Sacrée Soirée sur TF1. Elle anime actuellement l'émission Le Grand Morning, sur RTL 2, de 6 heures à 9 heures, du lundi au vendredi, avec Christophe Nicolas. Agathe est aussi l’auteure d’un roman intitulé Lostory, publié en 2008, et qui raconte l’histoire de Juliette, une animatrice de télévision pour qui tout tourne autour du petit écran. En 2011, elle coprésente aux côtés de Stéphane Rotenberg la saison 2 de Top Chef sur M6.

mercredi 21 décembre 2011

ERHARD LORETAN


Erhard Loretan, respirer l'odeur du ciel

Le jour de ses 52 ans, Erhard Loretan se tue accidentellement dans les Alpes alors qu’il exerçait son métier de guide. Troisième homme à avoir gravi tous les 8000 mètres de la planète, Erhard faisait partie de cette race des seigneurs qui a écrit les plus belles pages de l’alpinisme.
Avec Walter Bonatti qui s’est éteint le mois passé, ce sont deux figures légendaires que pleure cette année le monde de l’alpinisme. Les Suisses en ont-ils conscience? Avec Jean Troillet, André Georges, Erhard Loretan a révolutionné l’histoire de l’alpinisme en Himalaya. "Dans son désir de faire reculer les frontières, cet alpiniste d’exception était un ouvreur de voies, un encouragement permanent à repousser nos propres limites",

Trente années d’un parcours exceptionnel marqué par un drame: la mort de son fils.(Le 12 février 2003, il est condamné à 4 mois de prison avec sursis pour avoir causé la mort, en 2001, de son bébé de 7 mois en le secouant trop fort pour arrêter ses pleurs.)

Autant de compagnons de cordées habités par le même chagrin d’avoir perdu un ami qui se distinguait par son humilité devant la montagne. A chacun son Everest…Pour Loretan, rallier des sommets ne relevait pas d’un exploit mais d’une façon d’appréhender l’existence. Une expérience, une quête, qu’il a eu à coeur de partager toute sa vie.