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lundi 15 décembre 2014

PIERRE-PASCAL ROSSI

«Je ne suis pas pressé de remarcher!»
Pierre-Pascal Rossi: heureux rescapé d’un temps où les médias ne savaient pas encore tout. © Stephano Iori




L'invité du lundi • Pierre-Pascal Rossi, l’ancien aventurier du TJ et de «Passe-moi les jumelles», installé à Neuchâtel, vit aujourd’hui en chaise roulante. Et à notre connaissance, d’après ce qu’on a vu, il a rarement été aussi heureux…

lundi 18 mars 2013

CRISTIANA REALI ( 1965 -


Cristiana Reali est une actrice italo-brésilienne, née le 16 mars 1965 à São Paulo, au Brésil.

Arrivée en France avec sa famille à neuf ans, Cristiana Reali fait ses études scolaires au lycée Molière à Paris. Elle étudie l'art dramatique en suivant le Cours Florent où elle fait la connaissance de Francis Huster (dont elle a été la compagne jusqu'en 2008 et avec lequel elle a deux filles, Elisa et Toscane). Elle débute au théâtre avec la Compagnie Francis Huster ; elle y côtoie les comédiennes Clotilde Courau, Valérie Crunchant et Valentine Varela.
Elle joue de nombreuses pièces de théâtre sous la direction ou en compagnie de son compagnon de 1991 à leur séparation. Cristiana Reali tourne également pour le cinéma et la télévision.



jeudi 7 février 2013

BERNARD RUSSI ( 1948 -


Bernhard Russi, né le 20 août 1948 à Andermatt, est un skieur alpin suisse qui mit fin à sa carrière sportive après la saison 1978 et devint le plus réputé des architectes de pistes de descente, « dessinateur » patenté des descentes olympiques à partir de 1988, imaginant notamment les parcours empruntés lors des Jeux d'Albertville 1992 (Face de Bellevarde à Val d'isère), Lillehammer 1994 (Olympiabakken à Kvitfjell), Nagano 1998 (à Hakuba) ou encore Salt Lake City 2002 (à Snowbasin).

Jeux olympiques

Jeux olympiques de 1972 à Sapporo (Japon) :
 Médaille d'or en Descente
Jeux olympiques de 1976 à Innsbruck (Autriche) :
 Médaille d'argent en Descente
Championnats du monde[modifier]

Championnats du monde de 1970 à Val Gardena (Italie) :
 Médaille d'or en Descente
Championnats du monde de 1972 à Sapporo (Japon) :
 Médaille d'or en Descente
Championnats du monde de 1976 à Innsbruck (Autriche) :
 Médaille d'argent en Descente
Coupe du monde

Meilleur résultat au classement général : 5e en 1971, 1972 et 1977
Vainqueur de la coupe du monde de descente en 1971 et 1972
10 victoires : 9 descentes et 1 géant
28 podiums






PHILIPPE ROUX ( 1952 -


Philippe Roux, né le 7 décembre 1952 à Verbier, est un skieur alpin suisse qui a mis fin à sa carrière de skieur à la fin de la saison 1982.


Coupe du monde
Meilleur classement au Général : 9e en 1975 et 1976.
6 podium en course (tous en descente).
Rallye











Philippe Roux est également pilote de rallye depuis la fin de sa carrière de skieur.

RUSSI-ROUX-COLLOMBIN

CORINNE REY-BELLET ( 1972 -



Corinne Rey-Bellet est une skieuse alpine suisse née le 2 août 1972 à Val-d'Illiez et morte assassinée le 30 avril 2006 aux Crosets.

Elle obtient cinq podiums lors de la Coupe du monde de ski alpin 2002 et gagne une médaille d'argent lors des Championnats du monde de ski alpin 2003 à Saint-Moritz. Elle se retire la même année suite à une blessure au genou droit.
Assassinat
Le 30 avril 2006, Corinne Rey-Bellet et son frère Alain sont assassinés avec une arme à feu par son mari Gerold Stadler. La mère de Corinne, Verena, est grièvement blessée. Le drame s'est déroulé dans le chalet de ses parents aux Crosets, une station de sports d'hiver dans le Val d'Illiez. Le fils de la skieuse, Kévin, alors âgé de 2 ans et demi, s'en est sorti indemne ainsi que le père de Corinne qui avait quitté la demeure parentale quelques instants avant le drame. Corinne et son mari étaient séparés depuis dix jours1.
Son époux a été retrouvé mort par un promeneur, le 3 mai à 20h15, à 250 mètres du village de Huémoz dans la commune d'Ollon, plus de 36 heures après sa mort. Il s'est suicidé avec son pistolet d'ordonnance en tirant une balle dans la tempe droite, à bout touchant. Sa mort a été immédiate. L’intervention d'un tiers a pu être exclue.


mercredi 6 février 2013

LINE RENAUD


Meneuse de revue, elle est liquéfiée à l’idée de tomber dans l’escalier, avec le poids du costume et ses talons aiguilles. Joséphine Baker lui apprend à toucher la contremarche avec le talon. Une des innombrables rencontres de l’album qu’elle publie.
Jamais le métier à la maison ! lui répétait Loulou Gasté, son amour et pygmalion de mari. Nous avions un piano, des guitares, mais pas de photos. » Aujour-d’hui, pour Les Rencontres de ma vie*, Line Renaud a rassemblé l’album de quatre-vingts années. Un tourbillon de vie où l’on croise Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Frank Sinatra, Liza Minnelli, Kofi Annan, sœur Emmanuelle et tant d’autres.
NAISSANCE de Jacqueline Enté, le 2 juillet 1928, à Nieppe, près d’Armentières, dans le Nord. Elle est la fille unique de Simone, sténodactylo dans une usine de textile, et d’Edmond, camionneur. Le week-end, il joue du piston dans une fanfare locale.
PREMIER SOUVENIR. « Une sensation de douceur : dans mon berceau, notre berger allemand, Rex, lèche ma main. Plus tard, après une bêtise, j’allais me protéger dans sa niche… Pour mon premier jour d’école, à 3 ans, mon père m’a littéralement traînée par terre. Je hurlais tant que tout le monde lui disait “c’est trop tôt”. On a attendu un an avant que j’y retourne. »
CACHET. À 7 ans, elle s’inscrit en cachette à un radio-crochet organisé dans un café. Elle gagne et reçoit l’équivalent d’un mois de salaire de son père. Bien embêtée, la gamine raconte à sa mère qu’elle a trouvé l’argent dans la rue, mais celle-ci veut le rapporter au commissariat. En larmes, elle explique la vérité. « Elle m’emmène alors au café pour vérifier, et nous sommes accueillies par : “Jaqueline, encore une chanson !” »
UN REVENANT. « J’avais 10 ans lorsque mon père est parti à la guerre, et 14 ans et demi à son retour. Pendant six mois, nous l’avions cru mort. Il s’est avancé dans l’allée de la salle des fêtes de la Madeleine, où je chantais en amateur. J’étais maquillée, coiffée, je portais une robe noire. J’entends : “Jacqueline, ton père !” Nous avons tous les deux eu un choc. Il était encore en militaire, avec son barda. »
LE GRAND TOUR. En 1949, pour la promo de son tube, Ma cabane au Canada, Loulou Gasté s’attaque au Tour de France, l’événement le plus populaire d’alors. « Il conduisait une voiture décapotable, carrossée de rondins de bois, équipée de haut-parleurs. Je chantais d’étape en étape et remettais le maillot jaune aux cyclistes. »
CHIC. Le duc de Windsor donne un dîner pour la venue à Paris d’Elizabeth Taylor, qui a 18 ans. « Dans nos robes du soir, nous étions toutes deux assises à même le sol quand le duc se met à déclamer : “Je suis fasciné par la beauté que je vois, deux paires d’yeux pervenche de Liz et bleu lavande de Line. Please, Line, chantez Bleu lavande.” C’était sa chanson préférée. »
ELVIS. En 1960, Elvis Pres-ley fait son service militaire en Allemagne ; il se rend à Paris et assiste, avec quatre autres soldats, à son spectacle, Plaisirs. Puis il la rejoint dans sa loge. Gasté lui montre une guitare avec laquelle Django Reinhardt a joué, il se met à la caresser et donne son unique concert à Paris, jusqu’à 6 heures du matin, avec les musiciens du Golden Gate, présents pour le show. « Inouï. » Elle projette de se produire plus tard à Las Vegas, et Presley lui promet d’assister à la première. Et trois ans plus tard… il est là.
SINATRA. Elle a salué le célèbre chanteur dans sa loge du Caesars Palace, juste avant qu’il monte sur scène. Il répétait, avec son pianiste, la totalité de son tour de chant. « Impressionnant, pour un artiste d’une telle maîtrise ! »
REAGAN. « Au cours d’un dîner à Los Angeles, en 1988, Nancy, sa femme, me confie que son époux connaît parfaitement une chanson en français. Au dessert, je lui demande de la chanter et voilà qu’il entonne La Marseillaise ! Puis Frère Jacques, avant d’ajouter : “C’est un message pour Jacques Chirac !” »
JACQUES CHIRAC. En 1975, de retour des États-Unis, Line Renaud se demande si elle a toujours un public en France. Elle entame une tournée, ce sera deux ans de triomphe. Un soir, sur la route de Bruxelles à Paris, elle somnole dans la Maserati de Loulou et entend à la radio qu’elle est nommée mascotte du conseil international de l’UDR et qu’elle est attendue, le lendemain, au Palais des Congrès. En fait, le maire gaulliste de Rueil-Malmaison (92), Jacques Baumel, certain de son engagement, a oublié de lui demander son avis. Ce jour-là, devant quatre mille personnes, elle descend les marches avec un gros nœud tricolore et elle écoute Jacques Chirac. Depuis, elle l’a suivi par conviction. « Les Chirac sont ma famille, et Claude est la fille que je n’ai pas eue », affirme-t-elle.
AMITIÉS. En 1984, Claude Chirac passe des vacances chez elle, après les JO de Los Angeles. Elles suivent les primaires au Nevada chez Robert Laxalt, un gouverneur républicain d’origine basque. Claude Chirac a ramené des vidéos de la campagne pour son père, c’était la naissance des prompteurs. Elles ont aussi visité le ranch du feuilleton Dallas et « Claude a acheté un petit bout du sol de Southfork pour l’offrir à ma mère ».

mardi 5 février 2013

LAURENT RUQUIER


En seconde, le gamin timide s’impose comme le rigolo de service et écrit le journal de “L’Abbé de de”, une satire de la classe. “Ni beau ni riche ni costaud, j’avais intérêt à être drôle !” Trente ans plus tard, l’animateur se remémore les anecdotes qui ont émaillé sa route, du Havre à Paris.
L’animateur, très accaparé par la télé et la radio, a immédiatement accepté quand la directrice artistique Katia Aznavour lui a proposé d’imaginer une comédie musicale autour des chansons de son père*.  Il a aussi écrit le livret entre les morceaux, des classiques aux plus méconnus.
NAISSANCE. Le 24 février 1963, à la maternité du Havre (Seine-Maritime). Laurent est le petit dernier, « pas prévu », d’une famille nombreuse. Sa sœur et ses trois frères sont, eux, nés à Rouen. « Il a toujours existé une rivalité entre les deux villes. Mon père supportait l’équipe de foot de Rouen, moi celle du Havre. J’avais 6 ou 7 ans de moins que mon plus jeune frère. Je n’ai jamais joué avec eux. »
PUDEUR. « Nous étions une famille de taiseux. Mon père, Roger, était chaudronnier aux Chantiers de Normandie, ma mère, Raymonde, femme au foyer. Au Havre, nous habitions une HLM de cinq étages, sans ascenseur. »
PREMIER SOUVENIR. « Le tunnel Jenner relie la ville haute à la ville basse. Sur le trottoir étroit, sombre, qui sentait mauvais, je criais dans ma poussette. J’en ai longtemps eu peur. »
VANNES. La famille est gaie, le père aime bien les concours de jeux de mots, de blagues. À son épouse qui a acheté un tapis roulant de marche et qui déclare fièrement avoir parcouru 10 kilomètres, il lance : « Et t’as même pas rapporté le pain ! »
LAITIER. La camionnette Belco passe tous les jours à 12 h 30,  pour proposer des produits laitiers. Le gamin monte sur le pare-chocs pour atteindre la planchette, achète les yaourts mais, surtout, découvre sur l’emballage les vignettes qu’il collectionne.
SOUS. Avec ses 2,50 francs d’argent de poche par semaine (le « prêt »), il achète Spirou. Il a toujours adoré aller chez le marchand de journaux.
PREMIER COUP DE COEUR.  « Elle s’appelait Véronique, elle habitait au rez-de-chaussée. Une très jolie brune avec un petit grain de beauté au-dessus de la lèvre. J’ai commis l’imprudence de dénouer la bretelle de sa robe, elle m’a engueulé ! J’avais 10 ans. Après, j’étais encore plus timide. Je n’ai jamais été doué pour aller vers les autres, pour draguer, que ce soit les filles ou les garçons. Je n’ai pas les mots. Certains prennent ça pour de la distance, mais je préfère le prouver que dire “je t’aime”. »
VACANCES. « Je me suis beaucoup ennuyé en bas de l’immeuble, surtout lorsque les copains partaient en vacances. Quand mon père est devenu contremaître, on allait en Bretagne en train. On a aussi emménagé dans une petite maison  à Bléville, sur les hauteurs. Mes frères et sœurs avaient commencé à partir. J’avais 14 ans. Mes parents m’ont alors offert un chien affreux qui mordait. Je voulais un cocker, comme dans Boule et Bill, mais l’éleveur d’à côté ne proposait que des teckels. J’ai choisi le seul noir, en fait un bâtard. Aujourd’hui, j’ai la crème des chiens, un labrador chocolat, Ultimo. Drucker veut le même ! »
SUPPORTEUR. Entre 15 et 20 ans, il suit les déplacements du Havre Athletic Club (HAC). « J’étais très introverti, mon maximum était de porter l’écharpe du club. J’admirais Zarko Olarevic, un super-technicien, excellent sur les coups de pied arrêtés et les buts sur corner. » Lui n’a jamais joué au foot.
RIRE. Par peur de l’inconnu, il redoute son entrée au lycée. « J’étais timide, bouboule, complexé. Grâce aux cours de théâtre de M. Lainé et à la force du rire, j’ai combattu mon manque d’assurance, je me suis imposé comme le rigolo de service. »
TRAJECTOIRE. « Le professeur principal, M. Dussol, qui avait pour unique qualité d’être supporteur du HAC, m’a orienté en filière comptabilité, alors que j’aimais le français. À une rédaction sur Les Lettres persanes transposées en 1977, j’ai eu l’appréciation :  “Votre rédaction est plus l’œuvre d’un chansonnier que celle d’un élève de troisième.” À une autre sur le banquet final gaulois d’Astérix, que j’avais écrit à la manière d’une recette de cuisine : “Je ne vous ai pas demandé de faire une émission d’Europe 1 !” »
JOB. Manutentionnaire au rayon des liquides du supermarché local, il trimbale des palettes dès 5 heures du matin. « Un très mauvais plan, je n’avais aucune force physique et, avec le poids, j’avais de ces cloques ! Et l’été, les rayons se vidaient en un rien de temps ! »
PARIS. Après le bac, et un deug AES, il suit un DUT de comptabilité et gestion. Parallèlement, il collabore à Radio Force 7 et se produit au Caveau de la République. De 1986 à 1988, il fait des allers-retours : il effectue, durant vingt et un mois, son service militaire à la direction des affaires régionales culturelles, à Rouen. En tant qu’objecteur de conscience.

samedi 15 décembre 2012

GASTON REBUFFAT ( 1921 - 1985 )


Gaston Rébuffat (né le 7 mai 1921 à Marseille et mort le 1er juin 1985 à Paris) est un alpiniste français, membre notamment de l'expédition française à l'Annapurna de 1950.

Gaston Rébuffat découvre l'escalade dans les Calanques de Marseille (notamment l'escalade artificielle avec piton, mousqueton et étrier), puis à 16 ans il s'inscrit au CAF (section Haute Provence) où il découvre la haute montagne et fait la connaissance d'Henri Moulin qu'il considère comme « son grand frère de l'alpinisme ». Il découvre ensuite les Alpes et le massif du Mont-Blanc qui devient son jardin de jeux.


« Pendant des années, tandis que j'habitais Marseille, j'ai rêvé d'ascensions. Chaque hiver, j'attendais le mois de juillet avec impatience. Enfin, c'était le départ pour Ailefroide ou pour Chamonix. Je passais quelques journées sur les cimes, puis, un an encore, il me fallait attendre. Alors, un jour, décidant de vivre en montagne, je devins guide. »
En 1940, il s'engage à Jeunesse et Montagne où il rencontre Lionel Terray avec qui il va devenir ami. C'est dans le Centre École Jeunesse et Montagne du Valgaudemar que la passion des montagnes s'ancre profondément en lui. Il déménage ensuite pour Chamonix où il travaille dans la ferme de son ami Lionel Terray, en attendant d'être coopté à la Compagnie des guides de Chamonix.
En 1942, Gaston Rébuffat réussit son brevet de guide de haute montagne malgré son jeune âge (21 ans alors que l'âge requis était de 23 ans). Il poursuit alors son activité de moniteur à Jeunesse et Montagne, et en 1944 devient instructeur à l'École Nationale d'Alpinisme, ainsi qu'à l'École militaire de haute montagne. En juin 1945, Gaston Rébuffat intègre la prestigieuse Compagnie des guides de Chamonix sous la tutelle d'Alfred Couttet. Il devient alors le troisième "étranger" de la Compagnie, après Roger Frison-Roche et Édouard Frendo, alors que, traditionnellement, il fallait être né dans la vallée pour y entrer. Modeste skieur, il est guide à la belle saison, mais au lieu d'être moniteur de ski l'hiver, il s'essaye à l'écritur.
« Je pris possession de mon métier de guide (...) Il me sembla devenir tout à fait le capitaine de mon existence. »
« Je comprends mieux la raison qui nous pousse vers les grandes voies et les ultimes premières : ne pas se contenter de mettre les pieds dans les traces creusées par l'effort des pionniers. Être digne de l'héritage. »
En 1958, il est le réalisateur dédié à la montagne dans le film de Walt Disney Pictures, Le Troisième Homme sur la montagne (1959), tourné à Zermatt en Suisse, au pied du Cervin.
Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa du bord de mer à l'entrée du port.
Un an avant sa mort d'un cancer, en 1984, il est décoré Officier de la Légion d'honneur.
Réalisations

Première ascension de l'arête Sud-Ouest intégrale de l'aiguille des Pélerins (1943)
Seconde ascension de l'éperon Frendo à l'Aiguille du Midi (1943)
Première ascension de l'arête Est du pic de Roc (1944)
Première ascension de la face Nord-Ouest du Grand Pic de Belledonne (1944)
Seconde ascension de l'éperon Walker aux Grandes Jorasses (1945)
Première ascension de la face Nord de la Dent du Requin (1945)
Quatrième ascension de l'éperon Croz aux Grandes Jorasses (1947)
Première ascension de la face Sud de l'Aiguille du Midi (1956)
pilier Bonatti aux Drus (1961)
Plusieurs de ces ascensions ont été réalisées avec Lionel Terray, Édouard Frendo ou le violoncelliste et humoriste Maurice Baquet. Fils d'une modeste couturière et marié à une fille d'architecte, sa belle-famille lui fait comprendre qu'il doit lui assurer un bon train de vie, si bien qu'il choisit des clients fortunés pour réaliser ses « premières ».
Gaston Rébuffat a participé à la première ascension de l'Annapurna en 1950 avec, entre autres, Jean Couzy, Lionel Terray, Maurice Herzog, Louis Lachenal, Marcel Ichac, Marcel Schatz, Jacques Oudot et Francis de Noyelle. Cet exploit restera une étape difficile de sa vie. Il n'est pas allé jusqu'au sommet, mais, avec Terray, il a secouru Lachenal et Herzog en perdition. Comme Lachenal, et contrairement à Herzog, il ne se sentait investi d'aucune mission patriotique ni mystique en gravissant ce sommet. Cet exploit lui valu à titre collectif avec les autres membres de l'équipe le Prix Guy Wildenstein de l'Académie des sports la même année, décerné à un groupement sportif dont la carrière ou l'œuvre d'éducation physique et sportive constituent un exemple. Il ne put raconter sa propre version de l'expédition d'Annapurna, le Comité de l’Himalaya ayant par contrat interdit aux membres de l'expédition d'en faire des récits : seuls des récits officiels cocardiers et inexacts, comme Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog étant autorisés.


lundi 6 février 2012

FRANÇOIS ROLLIN


François Rollin est un auteur, metteur en scène, scénariste, comédien et humoriste reconnu ayant créé ou participé à des œuvres remarquables, inscrites au patrimoine mondial de l’absurde et de l’éloquence. Il a commencé une carrière très sérieuse en tant que journaliste au journal Le Monde pendant dix ans, avant de glisser du côté de Fluide glacial, publication un peu moins sérieuse, en tant que chroniqueur. Ensuite, il y a eu le Professeur Rollin dans l’émission Palace, une collaboration aux Guignols de l’info, des films (Combien tu m’aimes ?, Fauteuils d’orchestre), des pièces de théâtre (Colères, Le Professeur Rollin a encore quelque chose à dire), les textes de la cérémonie d’ouverture des JO d’Albertville, des mises en scène (L’Envol du pingouin, Elles), de la radio (France Inter, Europe 2, France Culture), Le Grand Mezze au théâtre avec Edouard Baer, le roi Loth dans Kaamelott et des bouquins. En somme, Rollin, c’est du lourd !

samedi 24 décembre 2011

ROGER RIVIERE


Roger Rivière (né le 23 février 1936 à Saint-Étienne -- mort le 1er avril 1976 à Saint-Galmier) était un cycliste professionnel français.

Le Tour de France 1960 lui semblait tout destiné, mais dans la descente du Perjuret, il fait une dramatique chute qui met un terme prématuré à sa brillante carrière (moelle épinière atteinte), après seulement trois ans et demi de professionnalisme de 1957 à 1960.
Invalide à 80%, il ouvre plus tard à Saint-Étienne un café-restaurant, « Le Vigorelli », du nom du vélodrome de Milan où il battit à deux reprises le record du monde de l’heure de cyclisme sur piste, puis un garage automobile, et enfin un camp de vacances dans la vallée du Rhône.
En 1967, comme nombre de coureurs, il a reconnu avoir fait usage d’amphétamines et de solucamphre. 1 Il n’a cependant jamais été contrôlé positif.
Roger Rivière meurt le 1er avril 1976 d’un cancer du larynx.



En 1960 le Tour de France s’élance sans Jacques Anquetil, le Français Roger Rivière (4e de la précédente édition) en devient rapidement le principal favori. Néanmoins, après la traversée des Pyrénées c’est l’Italien Gastone Nencini qui est leader. Au soir de la 13e étape, après l’arrivée à Millau, l’Italien possède 1’38″ sur le Français. Le lendemain, l’étape traverse le sud du Massif Central pour rallier la Cité des Papes. Sur les contreforts du mont Aigoual, dans les descentes du col de Perjuret, Nencini fait la descente. Ne voulant laisser aucune avance à son adversaire, et bien que le sachant meilleur descendeur, Rivière s’engage à sa poursuite.
Prenant des risques inconsidérés, compte tenu que le maillot jaune aurait sans doute été rattrapé dans la plaine, Rivière percute soudain un des blocs bordant la route, pour finir 10 mètres en contrebas, au fond d’un ravin, où seul un tapis de branchages lui sauvera la vie, mais l’handicapera définitivement.
Évacué par hélicoptère jusqu’à l’hôpital de Montpellier, le bilan sera dramatique: 2 fractures de la colonne vertébrale et une paralysie irrévocable… La fin de la carrière d’un des plus prometteurs cyclistes français.

dimanche 18 décembre 2011

JEAN ROUCAS


Jean Roucas, de son vrai nom Jean Avril, né le 1er février 1952 à Marseille, est un humoriste et imitateur français qui s’est rendu célèbre durant les années 1980 dans le Bébête show sur TF1, où il parodiait des hommes politiques et s’essaya à la chanson humoristique.



Il a été repéré par Stéphane Collaro (Collaroshow de 1979 à 1981, Cocoboy de 1982 à 1984, Cocoricocoboy de 1984 à 1987) où est créé Le Bébête show qui devient une émission à part entière avant le JT de 20h de TF1 avec Jean Amadou à l’écriture (1988 à 1995). En 1987, il obtient un show mensuel sur France 2 Cadet Roucas diffusé à 20h50.
En 1985, il participa à un film Le gaffeur de Serge Pénard avec Jean Lefebvre et Denise Grey.
Il fut également animateur à la radio sur Europe 1 avec Les Roucasseries (1986 à 1994) et fit plusieurs spectacles (notamment au Théâtre des Deux Ânes avec Jacques Mailhot et Jean Amadou (à la fin des années 1990).
Après s’être éloigné du milieu du spectacle durant quelques années, Jean Roucas a renoué avec celui-ci. Il se produit à nouveau au théâtre.
Il a notamment participé à l’émission de téléréalité La Première compagnie en 2005.

JEAN PHILIPPE RAPP


Jean-Philippe Rapp, né le 2 octobre 1942 à Gland, est un journaliste et animateur suisse.

Biographie

Après avoir suivi des études de lettres à l’Université de Genève, il devient journaliste en 1968 à la fois au « Journal de Nyon », pour la revue trilingue « Jeunesse » ainsi qu’à la Télévision suisse romande pour une émission d’été, « La Suisse en vacances ». En 1970, il est engagé à la Télévision suisse romande et, de 1981 à 1986, il est co-directeur de l’émission « Temps présent ». Il crée et anime entre 1987 et 1992 le TJ Midi et présente le téléjournal du soir entre 1993 et 1996. À partir de 1996, il anime, produit et dirige l’émission « Zig Zag Café » jusqu’à sa retraite de la télévision en 2006.
Il a été chargé d’enseignement à l’Institut universitaire d’études du développement (1984–2004). Fondateur en 1985 du Festival International Médias Nord-Sud, il en est également le directeur depuis 2004, et est également directeur du Festival international du film des Diablerets (FIPAD), ainsi que co-producteur et co-organisateur des Agora du Musée Olympique de Lausanne.
En 2005, il a créé les sociétés « Pushkar Productions Sàrl » et « Espace Jean-Philippe Rapp SA ».